Equateur: trois chaînes de télévision destinataires d'engins piégés

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Trois chaînes de télévisions équatoriennes ont été destinataires de lettres contenant des engins piégés, dont un a explosé lundi dans les mains d'un journaliste le blessant superficiellement, ont rapporté les autorités et les médias concernés.

Un journaliste de la télévision régionale et privée TV Ecuavisa, à Guayaquil (sud-ouest), a été destinataire d'une enveloppe contenant une clef USB qui a explosé après avoir été insérée dans un ordinateur, a indiqué la chaîne sur son site internet.

Il a été superficiellement blessé à une main et au visage, a déclaré le chef de la police criminelle, Xavier Chango. L'explosion, survenue dans la salle de rédaction, n'a pas fait d'autres blessés ni de dégâts matériels. Selon lui, l'explosif utilisé pourrait être "du RDX", "un explosif de type militaire".

L'enveloppe contenait également un courrier de menaces.

Le bureau du procureur a indiqué dans un communiqué qu'une lettre piégée contenant "une clef USB présentant les mêmes caractéristiques" avait également été envoyée aux chaînes publiques TC Television, à Guayaquil, et Teleamazonas, dans la capitale Quito.

L'organisation de défense de la liberté de la presse Fundamedios a souligné que "le même modus operandi a été utilisé" avec "des enveloppes à en-tête" nominatives.

Fundamedios considère ces attaques comme "une nouvelle escalade de la violence contre la presse : inquiétante, inacceptable, violant la liberté d'expression et nécessitant l'intervention immédiate de l'Etat".

- Insécurité croissante -

Dans un communiqué, le gouvernement, via son Secrétariat à la communication (Segcom), a exprimé sa solidarité, rejetant "catégoriquement tout type d'actes violents" et "tentatives d'intimidation contre les journalistes et les médias".

L'organisme équatorien de surveillance des droits humains s'est dit préoccupé par ces attaques contre les médias "dans un contexte d'insécurité croissante en Equateur".

L'an passé en Equateur, la chaîne nationale RTS a été la cible de tirs, et en 2020 un engin explosif a visé les locaux de la chaîne de télévision Teleamazonas.

Gangréné par le narcotrafic, le port de Guayaquil, la deuxième ville d'Equateur, est désormais l'une des zones les plus violentes du pays. Gangs et groupes criminels, dont certains sont liés aux cartels mexicains, s'y disputent le contrôle des routes du trafic de drogues. Des attaques à l'explosif y ont visé les forces de sécurité ces derniers mois.

Situé entre la Colombie et le Pérou, les plus grands producteurs mondiaux de cocaïne, l'Equateur est passé du statut de simple pays de transit à celui d'important centre de distribution vers l'Europe et les Etats-Unis.

Les saisies de drogue ne cessent d'augmenter, et le taux de morts violentes est passé de 14 pour 100.000 habitants en 2021 à 25 en 2022.

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