Chantier de l’Iconic Tower du Caire, mené par la China State Construction Engineering Corporation (CSCEC). © Sui Xiankai/XINHUA-REA
Les groupes venus de l’empire du Milieu continuent de capter plus d’un tiers des projets d’infrastructures sur le continent. Mais leurs bailleurs de fonds se montrent de plus en plus prudents.
Impossible de dénombrer les projets conduits par des groupes chinois de construction sur le continent. Du pont à péage de Foundiougne en cours de finition au Sénégal à l’autoroute urbaine en construction de Nairobi, en passant par le récent contrat ferroviaire avec la Tanzanie ou encore l’Iconic Tower du Caire, future plus haute tour d’Afrique, Pékin garde un appétit d’ogre pour les projets africains. Et a eu, jusqu’à présent du moins, la bourse assez pleine pour les financer.
Amorcée il y a plus de vingt ans après que l’empire du Milieu a lancé sa doctrine « Going out », en 1999, la vague de projets chinois sur le continent n’a fait que se renforcer au fil des années. Elle est aujourd’hui à la hauteur des ambitions internationales du président Xi Jiping et du poids des sociétés qu’il entraîne dans son sillage.
En 2019, malgré le Covid, Pékin a mené sur le continent 385 projets de plus de 50 millions de dollars
Car à côté d’une poignée d’européens, dont les familiers de l’Afrique Vinci, Eiffage et Bouygues, quatorze des vingt premiers groupes mondiaux de BTP sont chinois, selon le dernier classement du magazine américain ENR (voir les 10 premiers ci-dessous).
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4 years ago
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