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Accueil / Actualités et événements / Burkina Faso : la Banque africaine de développement va débloquer 173 millions d’euros pour financer six nouveaux projets dans les domaines agro-sylvo-pastoral, de l’eau et de l’assainissement
La Banque africaine de développement et le gouvernement burkinabè ont signé, le 28 février 2023, à Ouagadougou, des conventions de financement d’un montant de 173 millions d’euros pour la mise en œuvre de six projets dans le domaine agro-sylvo-pastoral, l’eau et l’assainissement.
Les accords de financement ont été signés par Daniel Ndoye, responsable pays de la Banque africaine de développement au Burkina Faso d’une part, et par Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Économie, des Finances et de la Prospective du Burkina Faso, d’autre part. Celui-ci était entouré de ses collègues chargés de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, Denis Ouédraogo et de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Augustin Kaboré.
« Comme à son habitude, la Banque africaine de développement contribuera, aux côtés du gouvernement, à l’amélioration des conditions de vie des populations. D’une part, en leur apportant de l’eau potable et des ouvrages d’assainissement de qualité et d’autre part, en augmentant la capacité de production agricole et en développant les chaînes de valeur agricoles qui permettront à ces populations d’être plus résilientes aux impacts des changements climatiques », a déclaré Aboubakar Nacanabo.
À travers ces conventions, la Banque africaine de développement met à la disposition du Burkina Faso des ressources d’un montant total de 173 millions d’euros, dont 83,5 millions d’euros sous forme de don et 89,5 millions d’euros sous forme de prêt concessionnel. Cette enveloppe servira à financer six projets dans les secteurs agro-sylvo-pastoral et eau et assainissement.
La Banque africaine de développement apporte ainsi un appui important à l’action du gouvernement en faveur des populations vulnérables, dans un contexte national marqué par les défis sécuritaires et les répercussions du conflit russo-ukrainien sur la sécurité alimentaire, déjà mise à mal par la pandémie de Covid-19 et les effets des changements climatiques.
Pour le ministre de l’Agriculture, M. Denis Ouédraogo, « le nombre de projets et le volume des financements confirment le dynamisme et la bonne qualité des relations de coopération entre le Burkina Faso et la Banque africaine de développement dans le secteur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, pilier fondamental pour le développement de toute nation ».
Il a souligné que ces nouveaux projets s’appuient sur une longue expérience de coopération dans les secteurs de l’agriculture, de l’eau et de l’assainissement, et visent à consolider les acquis des interventions antérieures.
Pour sa part, M. Daniel Ndoye a justifié le soutien de la Banque africaine de développement aux six nouveaux projets par leur cohérence avec les priorités définies par le gouvernement, notamment dans le cadre du nouveau Plan d’actions pour la stabilisation et le développement 2023-2025.
Par ailleurs, ces projets cadrent avec le Document de stratégie pays intermédiaire (2022-2025) adopté par la Banque et visent à accompagner le gouvernement burkinabè dans sa réponse aux défis de moyen et long-terme, tout en apportant une réponse urgente aux différentes crises auxquelles le pays est confronté.
Daniel Ndoye a déclaré que la stratégie est structurée autour de deux domaines prioritaires d’intervention : le renforcement des infrastructures durables pour une croissance inclusive et verte, et le soutien aux chaînes de valeurs agricoles pour un renforcement de la résilience de l’économie.
Avec ces nouveaux financements, le portefeuille de la Banque africaine de développement au Burkina s’élève à 845 millions d’euros, soit plus de 550 milliards de FCFA.
Liste des projets concernés par les conventions de financement
Projet 2 du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2-P2RS). Financement de la composante Burkina Faso par le Groupe de la Banque africaine de développement : 53 millions d’euros. Projet de développement intégré des chaînes de valeurs maïs, soja, volaille et poisson et de résilience (PIMSAR) : 39,5 millions d’euros. Projet d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso (PURPA-BF) : 36,4 millions d’euros. Projet d’amélioration des services d’eau potable et d’assainissement pour le renforcement de la résilience (PASEPA-2R) : 38 millions d’euros. Projet de promotion de l’hygiène, de l’eau potable, de l’assainissement et de renforcement de la résilience de la population au Covid-19 et aux changements climatiques en milieu rural dans huit provinces au Burkina Faso (PHEPA-8P) : 4,7 millions d’euros. Projet d’appui à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, et de renforcement de la résilience de la population au Covid-19 et aux changements climatiques dans les quartiers périphériques de Ouagadougou (PAEPA-QP) : 1, 6 million d’euros..png)
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