Madagascar : 100 millions $ de la Banque mondiale pour stimuler une croissance inclusive et résiliente

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 100 millions $ de la Banque mondiale pour stimuler une croissance inclusive et résiliente

(Agence Ecofin) - Madagascar subit de plein fouet les chocs climatiques intensifiant les effets persistants des chocs exogènes auxquels est confrontée son économie. La Banque mondiale, par son opération de politique de développement, apporte son soutien financier au pays afin de stimuler une croissance plus résiliente.

Madagascar a obtenu un prêt de 100 millions $ de la Banque mondiale pour stimuler une croissance inclusive et résiliente, a-t-on appris de l’institution vendredi 9 juin.

Ce financement entre dans le cadre de l’opération de politique de développement (OPD) en faveur du pays. Celle-ci vise à améliorer la transparence et la stabilité macro-budgétaire ; la concurrence sur le marché ; et la gouvernance d'entreprise dans les secteurs de l'énergie, des télécommunications et des mines.

« Afin d'améliorer le niveau de vie et de réduire la pauvreté, Madagascar doit augmenter considérablement son potentiel de croissance et attirer de nouveaux investissements dans les secteurs susceptibles de conduire la transformation structurelle », a déclaré Marie-Chantal Uwanyiligira, responsable pays de la Banque mondiale pour Madagascar.

Une forte exposition aux risques climatiques tels que les cyclones, les sécheresses, les inondations et l'élévation du niveau de la mer font de l’île rouge l'un des pays les plus gravement touchés par les impacts du changement climatique dans la région sud-est de l’Afrique.

Dans une interview accordée à l’Agence Ecofin, la ministre de l’Economie et des Finances malgache, Rindra Rabarinirinarison a déclaré que « le coût des dommages causés par ces catastrophes climatiques est estimé à environ 4,8% de notre PIB, tandis que l'ensemble des catastrophes climatiques nous coûte approximativement 1% de notre PIB chaque année ».

De plus, les contributions déterminées au niveau national (CDN) du pays représentent un engagement financier de 21,8 milliards $. Cependant, « notre financement actuel se situe aux alentours de 300 millions de dollars par an, une somme qui inclut tous les donateurs, y compris ceux du fonds international et de notre propre budget annuel », a-t-elle souligné.

Par ailleurs, en 2021, Antanarivo a reçu un financement de 50 millions $ de la Banque mondiale destiné au projet REDD+ (Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts) pour faire face aux effets du changement climatique.

Notons qu’en ce qui concerne les perspectives de croissance, le Fonds monétaire international table sur un taux de 4,2% pour l’année en cours, et ce taux devrait se maintenir à 4% jusqu’en 2025.

Charlène N’dimon (stagiaire)

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