L’Afrique pleinement engagée à l’exploitation de son potentiel d’énergies vertes avec la Banque africaine de développement

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En novembre 2021, à Kinshasa, une partie de la planète et l’Afrique en particulier a assisté au Forum sur le développement des chaînes de valeur et le marché des batteries, des véhicules électriques et des énergies renouvelables en Afrique. Plus qu’un fait anodin, l’événement a affirmé le continent dans son ambition d’exploiter au maximum son potentiel d’énergies vertes et éliminer totalement les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. En tant que co-organisateur du Forum tenu en RDC, la Banque africaine de développement montrait tout son engagement à soutenir la transition énergétique de l'Afrique.

Les projets suivants soutenus par la Banque africaine de développement symbolisent les efforts du continent à réduire les gaz à effets de serre, même s’il n’est responsable que de 3,8% des émissions mondiales :  le Complexe Noor Ouazazarte (sud-est de Marrakech, Maroc) avait fait entrer l’Afrique dans une nouvelle ère, à l’entame de la décennie 2020. D’une capacité de 580 mégawatts répartis sur quatre centrales, le complexe figure parmi les plus grands parcs solaires au monde. Mais plus important, il permet d’alimenter près de deux millions de Marocains en électricité et d’éviter le rejet, dans l’atmosphère, de près d’un million de tonnes par an de gaz à effet de serre.

Au Tchad, la centrale solaire de Djermaya sera bientôt en gestion. Idem au Sénégal où la construction de 30 centrales solaires dans les régions de Fatick, Kédougou, Kolda, Matam, Séghiou, Tambacounda et Ziguinchor est fortement attendue des populations.

Enfin, en février 2022, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé le Cadre de financement de l’accès à l’énergie et s’est engagé à investir jusqu’à 164 millions de dollars pour promouvoir les énergies renouvelables décentralisées au Ghana, en Guinée, en Éthiopie, au Kenya, au Nigéria et en Tunisie.

L’Afrique, exportateur net d’énergie ?

Plus que de l’intention, tous ces projets, soutenus par la Banque africaine de développement, symbolisent la marche irréversible du continent vers la réalisation de réduction des émissions, dont elle n’est responsable qu’à hauteur de 3,8%.

Lors de la 26e Conférence internationale de l’Organisation des Nations unies sur le climat ou COP26 tenue à Glasgow en Écosse (31 octobre 2021 – 12 novembre 2021), des responsables de la Banque n’ont pas manqué de l’affirmer : l’Afrique a un énorme potentiel d’énergies à exploiter. « C’est le moment pour les pays africains de trouver des pistes en vue de garantir un avenir plus propre et pourquoi pas devenir des exportateurs-nets de ces énergies vers l’Europe », a indiqué Gareth Phillips, responsable pôle Climat et environnement à la Banque.

En effet, l’Afrique dispose, en plus du gaz naturel, d’importantes quantités d’autres ressources, parmi lesquelles des ressources forestières et minérales, des terres arables et des ressources hydrauliques et éoliennes capables de produire suffisamment d’énergies propres pour faire face aux besoins de sa population, de son industrialisation et soutenir le développement durable.

« Ces ressources, en l’occurrence les minéraux de batteries comme le lithium et le cobalt, devraient être exploitées pour soutenir la transition énergétique mondiale et le développement durable de l’Afrique tout en maintenant la neutralité carbone, et en assurant la sécurité alimentaire, ainsi que la sécurité en eau et en énergie aux populations », ont estimé pour leur part, des experts environnementaux, au cours d’une des conférences initiées par la Banque africaine de développement pendant la COP 26.

Les Assemblées annuelles 2022 de la Banque africaine de développement se tiendront à Accra, du 23 au 27 mai avec pour thème principal, « Favoriser la résilience climatique et une transition énergétique juste pour l’Afrique ».

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