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ENTRETIEN - Le géant américain a annoncé la suppression de plus de 14.000 postes dans les prochains jours, en partie à cause de l’essor de l’intelligence artificielle. Pour l’avocate Maria Berrada, associée au sein du cabinet Influxio Avocats, ce n’est que le début d’une vague de licenciements.
C’est une nouvelle qui provoque l’effroi parmi les salariés d’Amazon. Le géant américain a annoncé, ce mardi 28 octobre, la suppression de 14.000 postes , sans préciser la zone géographique concernée. Le Wall Street Journal évoquait quant à lui jusqu’à 30.000 postes supprimés au sein de l’entreprise, notamment dans les ressources humaines et le marketing. Si ces chiffres restent mineurs par rapport aux 1,5 million de salariés d’Amazon dans le monde, ils donnent tout de même le tournis, et notamment en raison de la cause invoquée.
Pour expliquer, en partie, ce choix, Beth Galetti, vice-présidente chargée des ressources humaines et de la technologie d’Amazon a ainsi évoqué l’essor de l’intelligence artificielle (IA) : «Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que le monde évolue rapidement. Cette génération d’IA est la technologie la plus transformative que nous ayons vue depuis Internet, et elle permet aux entreprises d’innover beaucoup plus vite qu’auparavant.»
Est-ce le début d’une refonte de l’emploi ? L’Europe est-elle dotée d’outils législatifs adéquats ? Les entreprises ont-elles le droit de licencier des salariés par rapport à l’IA ? Maître Maria Berrada, associée au sein du cabinet Influxio avocats et spécialisée en droit de la propriété intellectuelle et en nouvelles technologies, décrypte ce phénomène.
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1 month ago
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