(Agence Ecofin) - En Côte d'Ivoire, un potentiel de marché non exploité de près de 1000 milliards FCFA existe dans l'affacturage selon les estimations de la FCI, avec des micro, petites et moyennes entreprises considérées comme un levier de croissance pour le secteur, malgré les défis.
Selon les estimations de la FCI, l'organisation qui regroupe les acteurs mondiaux du secteur d'affacturage, il existe un potentiel de marché non exploité de près de 1 000 milliards FCFA (1,6 milliard $) en Côte d'Ivoire. A cette opportunité pour le financement des créances dans les chaînes d'approvisionnement, s'ajouterait une taille de marché actuelle estimée à 2 900 milliards FCFA, portant ainsi le total à plus de 3 900 milliards FCFA (6,6 milliards de dollars).
L'affacturage consiste en la vente de factures impayées par une entreprise à une société de financement spécialisée, appelée société d'affacturage ou « factor ». En échange, la société de financement avance une partie du montant des factures impayées à l'entreprise et se charge de la gestion et du recouvrement des créances.
En Côte d'Ivoire, les filiales locales de groupes tels que la COFACE (Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur) sont des acteurs classiques du secteur, mais presque toutes les banques du pays offrent également cette prestation. Elles ciblent principalement les petites et moyennes entreprises dans la promotion de leurs produits.
Bien que leur part de marché identifiée par la FCI ne soit que de 128 milliards FCFA, soit moins de 5% du volume d'activité du secteur, les micro, petites et moyennes entreprises, sont un levier de croissance pour le secteur. Ce potentiel peut être limité par le fait que ces dernières sont peu ou pas formalisées et que le reporting des créances ne se fait pas toujours à travers des factures normalisées. De plus, en Côte d'Ivoire, comme dans de nombreux pays africains, l'affacturage connaît des défis tels qu'une faible connaissance du mécanisme et un coût relativement élevé.
Malgré ces défis, la Côte d'Ivoire reste un pays attractif pour le secteur. Au Nigeria, par exemple, sur un marché de plus de 11 000 milliards de nairas (23,8 milliards de dollars), seulement 24,3% est réalisé, ce qui rend la première économie de l'UEMOA plus dynamique que le premier pays africain en termes de produit intérieur brut.

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