(Agence Ecofin) - Shell sollicite depuis plusieurs années des autorisations pour explorer les hydrocarbures au large des côtes sud-africaines, mais plusieurs de ses projets ont été suspendus par des décisions de justice à la suite de recours déposés par des organisations environnementales.
Après s’être vue par moments contrainte de suspendre certaines démarches d’exploration en Afrique du Sud, la multinationale anglo-néerlandaise Shell a obtenu une participation dans le bassin d’Orange, partagé avec la Namibie où plusieurs gisements de brut ont été découverts ces dernières années.
Selon les informations relayées lundi 8 décembre par la presse internationale, la major pétrolière anglo-néerlandaise a obtenu une participation de 60 % dans le bloc 2C situé dans ce bassin. L’opération implique également l’entreprise publique PetroSA et prévoit le versement par Shell d’une prime à la signature de 25 millions de dollars.
Outre ce montant versé à l’entreprise d’État, les termes de l’accord prévoient la prise en charge par Shell des travaux prévus sur ce périmètre. Selon des documents cités par les médias internationaux, ceux-ci couvrent le forage de trois puits d’exploration pour un coût estimé entre 135 et 150 millions de dollars.
L’opération est présentée comme une étape supplémentaire dans les projets engagés par Shell, qui avait obtenu en juillet 2025 le droit de forer cinq puits dans la zone d’intérêt du Northern Cape Ultra Deep Block, également située dans le bassin d’Orange. Par ailleurs, l’accord avec PetroSA intervient alors que les activités de Shell dans le bloc 5/6/7 demeurent suspendues en vertu d’une décision de justice contestée par l’entreprise.
La finalisation de la transaction est soumise à l’approbation de la Petroleum Agency South Africa (PASA), le régulateur des activités pétrolières et gazières, qui, selon les rapports de la presse internationale, n’a pas encore reçu la demande formelle de transfert de participation.
L’aboutissement de ce processus est d’autant plus incertain que, comme l’a rappelé Agence Ecofin, Shell, comme plusieurs autres multinationales pétrolières, opère dans un cadre juridique marqué par des contentieux, parmi lesquels la suspension par la Haute Cour de Makhanda en 2022, d’une campagne de relevés sismique.
Malgré un arrêt partiellement favorable de la Cour suprême d’appel en 2024, la procédure reste pendante devant la Cour constitutionnelle.
Abdel-Latif Boureima
Édité par Wilfried ASSOGBA
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