Attentats virtuels, propagande et métavers : comment les terroristes islamistes font du jeu vidéo une usine à nouveaux soldats

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Publié le 30 décembre à 17h10, mis à jour le 30 décembre à 18h04

Des joueurs essayant un simulateur de tir, au salon VivaTech de Paris, en juin 2023. LUDOVIC MARIN / AFP

ENQUÊTE - Les sphères djihadistes n’hésitent plus à contacter les jeunes joueurs pour garnir leurs rangs, et instrumentalisent les jeux de guerre pour alimenter leur propagande.

Des ventes colossales, des usagers toujours plus nombreux... et des djihadistes en embuscade. Le milieu du jeu vidéo, première industrie culturelle mondiale, générant près de 200 milliards de dollars par an, cache en son sein de dangereux idéologues, qui profitent de l’anonymat proposé par les plateformes numériques pour persuader les joueurs les plus jeunes de rejoindre leurs rangs. 

En 2024, 18 adolescents ont été mis en examen pour des projets terroristes d’inspiration djihadiste, contre 14 en 2023 et seulement 2 en 2022, a appris Le Figaro auprès du parquet national antiterroriste (Pnat). Les organisations djihadistes utilisent «beaucoup les réseaux sociaux et le mode de mise en scène auquel le public le plus jeune est particulièrement sensible», précisait mi-juillet Olivier Christen, le patron du Pnat.

«Le Mali musulman»

Ainsi, en août dernier, un garçon de 12 ans a été reconnu coupable par un juge pour enfants de Montbéliard (Doubs) d’«apologie du terrorisme» et…

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