Politique
Cinquante femmes ont été kidnappées par des séparatistes anglophones, le 19 mai. Leur crime : avoir dénoncé les taxes et le couvre-feu imposés dans le village.
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23 mai 2023 à 12:55
Mis à jour le 23 mai 2023 à 12:55
Femmes camerounaises déplacées, ici dans un centre de distribution de nourriture à Koza, dans la province de l’extrême nord, à l’ouest de la frontière nigériane, en septembre 2016. © REINNIER KAZE/AFP
Le 20 mai, le Cameroun a célébré sa fête de l’unité avec une puissante parade militaire dans les artères de Yaoundé. Mais, à moins de 200 kilomètres de la capitale, se déroule une guerre fratricide entre l’armée camerounaise et les séparatistes anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, deux régions en proie à un conflit meurtrier depuis 2016. Là-bas, les populations prises entre deux feux paient le prix fort de la guerre.
À Lire Paul Biya et le 20-Mai au Cameroun : une parade aussi politique que militaireVendredi 19 mai, cinquante femmes ont été enlevées sur la route de Big Babanki, dans le département de la Mezam (région du Nord-Ouest). Celles-ci étaient en train de manifester pour dénoncer le couvre-feu et la « taxe de libération » imposés par des séparatistes armés et partisans de l’indépendance de l’Ambazonie opérant dans les environs Kedjom Keku.
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