(Agence Ecofin) - La loi de finances 2023 a autorisé les universités ghanéennes à appliquer des augmentations sur les frais de scolarité. Alors que les inscriptions pour le compte de l’année académique 2022/2023 ont débuté, les universités ont imposé de nouveaux tarifs contestés par les étudiants.
Les étudiants des universités publiques au Ghana payeront plus pour une formation à partir de l’année académique 2022/2023. En raison de la conjoncture actuelle dans le pays, les universités ont décidé d’augmenter les frais de scolarité et d’autres frais applicables aux étudiants.
A l’université du Ghana, la principale du pays, les frais dans certains départements, notamment ceux des sciences et technologies, ont augmenté de 40%, tandis que les frais pour les logements universitaires ont connu une hausse de près de 70%. l'Université des mines et de la technologie fait de même avec des augmentations allant jusqu'à 40%. A l’Université des sciences et technologies Kwame Nkrumah, l’augmentation va chercher dans les 90%.
Alors que les cours devaient débuter à la mi-janvier, des étudiants ont dit leur inquiétude de ne pas pouvoir respecter ces nouvelles mesures. Le mercredi 28 décembre, la National Union of Ghana Students (NUGS), le syndicat regroupant les étudiants au Ghana, a appelé les autorités d’Accra à prendre des mesures contre ces nouvelles augmentations.
Dennis Appiah Larbi-Ampofo, président du syndicat, a indiqué que ces hausses constituent un frein aux efforts d’accessibilité de l’éducation consentis par le pays. Il a par ailleurs noté que la démarche des universités était « illégale et à l’encontre de la législation en vigueur ».
Tout est parti d’une disposition de la loi de finance 2023 qui autorise les établissements publics à augmenter de 15% maximum les frais de scolarité et les autres frais applicables aux étudiants pour l’année académique 2022/2023 par rapport à l’année précédente. Mais pour les universités, cette augmentation ne suffira pas à les aider à couvrir les frais de fonctionnement. Malgré tout, elles ont été sommées de se remettre en ordre.
Clement Apaak, membre de la Commission de l’éducation du Parlement, a au nom de cette commission interpelé le Conseil de l’enseignement supérieur du Ghana pour veiller à ce que les établissements d’enseignement supérieur ne dépassent pas le seuil de 15% prévu par la loi.
Pour l’heure, les universités poursuivent les inscriptions en tenant compte de leur nouvelle grille tarifaire.
Vanessa Ngono Atangana
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