Après une longue enquête du FBI, le procureur fédéral en chef de New York accuse le cofondateur de l’entreprise américaine, un employé à Taïwan et un sous-traitant d’avoir comploté pour expédier illégalement des serveurs équipés de puces via l’Asie du Sud-Est.
Des puces Nvidia introduites clandestinement en Chine par l’intermédiaire du cofondateur et d’employés d’une entreprise américaine, grand partenaire du géant des semi-conducteurs dans le domaine des serveurs… Aux États-Unis, l’affaire Super Micro Computer fait grand bruit. Si la contrebande de composants Nvidia - dont certaines puces d’IA sont soumises à des restrictions à l’export vers la Chine depuis 2022 - est soupçonnée depuis longtemps, cette affaire - la plus importante traitée à ce jour par les autorités américaines - met à jour un détournement assez sophistiqué impliquant un dirigeant d’une entreprise américaine du S&P 500.
2,5 milliards de dollars de technologie
Après plusieurs mois d’enquête du FBI, le procureur fédéral en chef de New York a inculpé deux hommes liés à Super Micro Computer, dont le cofondateur et responsable du développement commercial Wally Liaw, un employé à Taïwan, ainsi qu’un complice chez un prestataire en Asie. Ensemble, ils ont réussi à contourner les restrictions en place et à déplacer pour au moins 2,5 milliards de dollars de technologie en dissimulant la véritable destination des serveurs équipés de puces. Assemblées aux États-Unis, ces machines étaient acheminées via les installations de Super Micro à Taïwan, avant de passer par plusieurs pays d’Asie du Sud, où les serveurs étaient reconditionnés dans des boîtes sans logo puis discrètement expédiés vers la Chine. Pour donner l’illusion de conformité, la fraude mettait en scène des milliers de serveurs factices lors des inspections. L’action Super Micro plongeait de 30 % vendredi à Wall Street.
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1 month ago
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