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RÉCIT - Ils demandent un moratoire de deux ans, le temps de préciser les contours du texte. Il en va, selon eux, de la compétitivité de leurs entreprises face aux États-Unis et à la Chine. Bousculée, Bruxelles a décalé la mise en application d’un des jalons du texte.
C’est un cri d’alarme adressé à Bruxelles. D’ordinaire plutôt discrets, 45 patrons européens ont écrit, jeudi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour réclamer une pause de deux ans dans l’application de l’AI Act, le règlement européen qui vise à garantir une intelligence artificielle digne de confiance. Parmi eux, de nombreux Français, à la tête de start-up et de grands groupes : Alexandre Bompard (Carrefour), Jean-Laurent Bonnafé (BNP Paribas), Philippe Corrot (Mirakl), Guillaume Faury (Airbus), Maurice Lévy (Publicis), Arthur Mensch (Mistral), Patrick Pouyanné (TotalEnergies)…
Cette « pause » (« clock-stop ») permettrait, selon eux, « une mise en œuvre raisonnable des principales obligations de l’AI Act par les entreprises et une plus grande simplification des nouvelles règles ». Elle adresserait un « signal fort aux innovateurs et investisseurs du monde entier selon lequel l’Europe prend au sérieux son programme de simplification et…
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10 months ago
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