Cajou : « un soutien public est indispensable à l’émergence d’une industrie de la transformation » (Pierre Ricau)

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 « un soutien public est indispensable à l’émergence d’une industrie de la transformation » (Pierre Ricau)

(Agence Ecofin) - En Afrique, l’abondance de l’offre en anacarde fournit un terreau favorable au développement de l’industrie de la transformation. Si ce segment reste encore en dessous de son potentiel, des efforts sont en cours pour encourager l’investissement privé.   

Sur le continent africain, il faut une implication active des pouvoirs publics pour permettre un développement du segment de la transformation de l’anacarde et sa compétitivité vis-à-vis des poids lourds asiatiques. C’est ce qu’a indiqué à l’Agence Ecofin, Pierre Ricau, analyste en chef de N’kalô.

En effet, rappelle l’analyste, la filière anacarde africaine s’est historiquement construite depuis le début des années 2000 afin de fournir de la matière première aux usines en Inde et au Vietnam. Dans un tel contexte où le continent africain a accumulé du retard aussi bien en matière d’efficacité que de savoir-faire, M. Ricau indique que les politiques publiques pour attirer l’investissement privé ainsi que des incitations sont cruciales pour développer une transformation locale de grande ampleur. 

« Au Vietnam, les industriels remettent à jour leurs machines chaque année et sont hyper efficaces avec l’automatisation. Pour tenir la concurrence, il faut une implication des pouvoirs publics. Sinon, c'est impossible. Déjà, y construire une usine revient deux fois moins cher qu’en Afrique. On trouve plus facilement des personnes qui ont l’expérience dans le cajou contrairement en Afrique où il faut former le personnel.  De plus au Vietnam, les acteurs n’ont pas besoin de faire de stock parce qu'ils s'approvisionnent toute l'année. D'abord, ils ont leur production locale, ensuite la production cambodgienne, la récolte d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique de l'Est. En Afrique de l’Ouest, les transformateurs doivent par exemple faire leurs stocks sur toute l’année, ce qui impose des contraintes financières, des coûts de gestion », explique-t-il.

Dans la sous-région, la Côte d’Ivoire, fait notamment office de pionnier sur le plan du soutien aux acteurs locaux avec depuis 2017, l’octroi d’une prime de 400 FCFA par kilogramme d’amande exportée.

« Si aujourd'hui, la Côte d'Ivoire est devenue le troisième transformateur au monde, c'est parce qu'elle soutient massivement la transformation locale. Autrement, elle n'en serait pas arrivée là. Actuellement, il y a un débat où les gens se demandent s’ils doivent encore maintenir le soutien et pour combien de temps. C'est depuis 2017, donc cela fait déjà fait 7 ans que c'est en cours. Et à mon avis, il faut encore 7 ans de plus. Il faudra 15 ans pour qu'ils aient complètement rattrapé le retard », indique M. Ricau. 

Espoir Olodo

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25/09/2024 - Côte d’Ivoire : un investissement de plus de 28 millions $ dans l’anacarde

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