Le site de la Sonara (Société nationale de raffinage), à Limbé, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, avait été partiellement détruit par un incendie le 31 mai 2019. © Kepseu JP
En discussion avec Vitol, Glencore et Trafigura, entre autres, Yaoundé s’engage à rembourser plus de 136 millions d’euros de dettes de la Société nationale de raffinage (Sonara). En attendant de trouver une solution avec deux derniers négociants.
Le projet de convention avec Vitol est pratiquement prêt. Il n’attend plus que l’avis du Comité national de la dette publique (CNDP) ainsi que la lettre de confort qui doit l’accompagner. Pour que l’accord soit paraphé, Jean-Paul Simo Njonou, le directeur général de la Société nationale de raffinage (Sonara), devra aussi requérir l’autorisation de son conseil d’administration. De simples formalités en principe.
Si cette convention avec le principal créancier de la raffinerie camerounaise et chef de file des traders est validée – pour un montant de 154,8 milliards de F CFA (102,3 millions d’euros) –, elle servira de référence pour les accords à venir avec les six autres traders (Trafigura, Glencore, Addax, Gunvor, Mercuria et PSTV) avec lesquels Yaoundé est également parvenu à un compromis.
Les négociations avec deux derniers traders, Sahara Energy et Petra, dont les créances sont évaluées à 98 milliards de F CFA (plus de 5 millions d’euros), doivent en revanche se poursuivre.
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