CAN 2025: comment le système SubAir permet aux pelouses marocaines de résister aux pluies diluviennes

SOURCE | 4 months ago


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Par Antoine Joubeau

stade pluie Maroc
stade pluie Maroc

Malgré des pluies torrentielles depuis le début de la CAN 2025, aucun match n’a été interrompu au Maroc. En cause: le système SubAir, une technologie de drainage et d'aération capable d'absorber rapidement l’eau et de préserver la qualité des pelouses. Elle a été installée en septembre, notamment au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.

stade pluie Maroc

Malgré des pluies torrentielles depuis le début de la CAN 2025, aucun match n’a été interrompu au Maroc. En cause: le système SubAir, une technologie de drainage et d'aération capable d'absorber rapidement l’eau et de préserver la qualité des pelouses. Elle a été installée en septembre, notamment au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.

Un épais rideau d'eau a recouvert le stade olympique de Rabat lors de la rencontre Tunisie-Ouganda, mardi 23 décembre. Certains parlent de conditions "apocalyptiques", un véritable déluge qui a obligé les supporters à déserter les tribunes ouvertes pour se réfugier sous les espaces couverts. 

Pourtant, la pelouse est restée praticable, comme pour les autres matchs frappés par cette mauvaise météo, au point qu'aucune rencontre n'a été interrompue depuis le début de cette CAN 2025.

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Cette prouesse technique, aussi observée lors du match d'ouverture Maroc-Comores disputé sous une pluie battante, s'explique en grande partie par une technologie de pointe installée au stade Moulay Abdellah de Rabat, enceinte de 68.000 places : le système SubAir. Inauguré en septembre dernier, cet écrin rénové pour la compétition est devenu le premier stade en Afrique, selon plusieurs médias, à être équipé de ce dispositif avancé. 

(Re)lire CAN 2025 au Maroc: Rabat, Casablanca, Marrakech... À la découverte des 9 stades de la compétition

Un système de drainage nouvelle génération

Contrairement aux systèmes de drainage traditionnels qui évacuent l'eau de manière passive par gravité et par couches filtrantes, le SubAir agit de façon dynamique et contrôlée. Le principe : un réseau de canalisations est implanté sous la zone racinaire du gazon naturel, connecté à des unités de pression équipées de pompes industrielles et de ventilateurs à haut rendement, détaille le média marocain Le 360. Les pelouses des stades de la CAN sont des pelouses hybrides, mêlant gazon naturel et herbe synthétique. 

Concrètement, lorsque les pluies s'intensifient, le système fonctionne en mode aspiration. Il exerce une dépression sous la pelouse pour capter immédiatement l'eau excédentaire à travers les pores du sol et la diriger vers des conduits souterrains. Cette eau est ensuite stockée temporairement dans des modules plastiques emboîtés formant des cavités sous la pelouse. Ces structures peuvent contenir entre 600 000 et plus d'un million de litres d'eau, empêchant ainsi toute saturation et toute remontée d'eau en surface.

Mais le SubAir ne se limite pas au drainage. En inversant son mode de fonctionnement, le système peut injecter de l'air directement dans la couche racinaire. Cette aération forcée améliore l'oxygénation des racines, limite les phénomènes d'asphyxie du gazon et favorise sa régénération. Elle permet également de réduire les risques de compaction du sol et d'assurer une régulation thermique de la pelouse.

Des résultats qui impressionnent les sélectionneurs

Les performances de cette technologie n'ont pas échappé aux acteurs de la compétition. Après la victoire de la Tunisie face à l'Ouganda (3-1), disputée au stade olympique de Rabat, le sélectionneur tunisien Sami Trabelsi s'est dit "impressionné par les infrastructures" marocaines. "Aujourd'hui, après trois heures de fortes pluies, la pelouse est restée en très bon état. Merci à eux, ça nous a permis de jouer notre football", a-t-il déclaré.

(Re)lire CAN 2025: les Lions de l'Atlas réussissent leur entrée dans la compétition après une victoire sur les Comores (2-0)

Un avis partagé par Hatem Trabelsi, légende du football tunisien passée notamment par l'Ajax Amsterdam. "Nous devons être fiers du Maroc, a estimé l'ancien international. Le tournoi n'est pas facile avec la pluie torrentielle mais aucun match n'a été interrompu par des inondations. Bravo à tous ceux qui ont travaillé pour mener à bien cette mission."

Un souvenir douloureux effacé

Ces infrastructures modernes contrastent avec un souvenir encore dans les mémoires : le Mondial des clubs 2014, où certaines rencontres disputées dans le même stade Prince Moulay Abdellah - avant sa reconstruction - avaient été gâchées par le mauvais temps et d'immenses flaques qui freinaient le ballon.

Selon Le 360, d'autres stades de la compétition, dont le Grand Stade de Tanger, bénéficient également de ce système avancé. Ces équipements permettent au Maroc de répondre aux standards de la CAF et de la FIFA en matière d'accueil de compétitions internationales.


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