Cemac : la BEAC intensifie les injections de liquidité face à la contraction des réserves bancaires

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 la BEAC intensifie les injections de liquidité face à la contraction des réserves bancaires

(Agence Ecofin) - La situation économique de la CEMAC reste fragile, avec une croissance attendue à 2,4% en 2025 contre 2,9% en 2024, une inflation maîtrisée à 2,8%, mais des déséquilibres extérieurs en légère dégradation.

Selon le dernier rapport sur la Politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) publié en juin 2025, les réserves brutes des banques de la CEMAC se sont établies à 837,3 milliards FCFA (1,49 milliard $) en avril 2025, en baisse de 11 % par rapport à janvier 2025. Cette contraction s'explique principalement par la diminution des liquidités issues des facteurs autonomes (FALB), dont le solde moyen a chuté de 19 milliards FCFA, atteignant 1210 milliards FCFA.

Parallèlement, les réserves obligatoires imposées aux banques ont augmenté pour s'établir à 1152,4 milliards FCFA en avril 2025. Cette hausse, combinée à la baisse des réserves brutes, a creusé le déficit de liquidité du système bancaire, passant de 197,6 milliards à 315,2 milliards FCFA en avril 2025.

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Pour compenser ce déficit, la BEAC a accru ses interventions sur le marché monétaire. L'encours moyen journalier des injections a atteint 1216,1 milliards FCFA en avril 2025, contre 1127,8 milliards trois mois plus tôt. Des offres qui suscitent un fort intérêt de la part des banques, compte tenu de la forte demande de ces établissements financiers pour ces ressources, après la politique monétaire d’austérité visant à restreindre l’accès aux financements, implémentée par la BEAC entre fin 2021 et mars 2025. Face à cet engouement, la BEAC a relevé le plafond de ses offres, passant de 200 milliards à plus de 400 milliards FCFA actuellement.

Malgré ces tensions de liquidité, le Comité de politique monétaire de la BEAC a décidé le 30 juin de maintenir ses taux directeurs inchangés pour le troisième trimestre. Le taux principal reste fixé à 4,5 %, la facilité de prêt marginal à 6% et le taux de dépôt à 0 %, avec des coefficients de réserves obligatoires inchangés. Selon la BEAC, cette décision reflète un niveau jugé « confortable » des réserves de change et une inflation modérée, sans remettre en cause la stabilité monétaire dans la sous-région.

Sandrine Gaingne

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