A Chami, ville nouvelle située en plein désert entre Nouakchott et Nouadhibou, des milliers d'orpailleurs, souvent organisés en famille, extraient artisanalement l'or de la roche. Après concassage, la roche réduite en poudre est passée sur un tamis de fortune (bandes de moquette). L'or est finalement capturé par agglomération avec du mercure, produit notoirement dangereux. © Ahmed LEMINE / NATURIMAGES
Plutôt que de décourager les miniers artisanaux, l’État encadre leur activité et s’offre de nouvelles recettes fiscales.
Hbibi descend au fond du puits où il travaille dix heures par jour, en plein désert, à Tasiast, dans le centre du pays, à la recherche d’un filon aurifère. Âgé de 25 ans, il est venu d’Aïoun el-Atrouss, sa ville natale, située 400 km plus au sud.
Lui et ses compagnons « creuseurs » (djepaya) toucheront 30 % de l’or qu’ils auront déniché, le reste allant au propriétaire du puits. « S’il n’y a rien, tout le monde aura perdu », raconte-t-il. Hbibi est l’un des 45 000 orpailleurs que la fièvre du métal précieux a saisis depuis mars 2016.
En 2020, l’orpaillage a rapporté 130 millions de dollars
Au début, la ruée vers l’or était totalement artisanale. Les chercheurs ne fouillaient pas très profond. Puis il leur a fallu creuser sur plusieurs mètres pour tomber sur un filon.
Les puits se sont multipliés, et les risques d’effondrement meurtrier aussi. Les installations sauvages de concassage et de traitement des roches par le mercure ont commencé à menacer l’environnement.
.png)
4 years ago
English (United States) ·
French (France) ·