Discours de M. Akinwumi A. Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement, lors de la troisième réunion pour la 16e...

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Votre Excellence, Président Macky Sall, président de la République du Sénégal et président de l’Union africaine, Votre Excellence, Ulisses Correia e Silva, Premier ministre du Cabo Verde, M. Amadou Hott, ministre de l’Économie et du Plan du Sénégal, gouverneur du Groupe de la Banque africaine de développement, et ancien vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Ousmane Kane, ministre de l’Économie et de la Promotion des secteurs productifs de Mauritanie, gouverneur du Groupe de la Banque africaine de développement et ancien vice-président de la Banque africaine de développement, M. Semereta Sewasew, ministre d’État aux Finances de l’Éthiopie, M. Wilson Banda, gouverneur de la Banque de réserve du Malawi, M. Nicolas Kazadi, ministre de l’Économie et des Finances de la République démocratique du Congo, Chers délégués du Fonds africain de développement (FAD), M. Kyle Peters, coordinateur de la 16e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement, Mesdames et Messieurs les administrateurs du Groupe de la Banque africaine de développement, Madame la vice-présidente principale, mesdames et messieurs les vice-présidents et cadres supérieurs ainsi que le personnel du Groupe de la Banque africaine de développement, Mesdames et Messieurs,

Bonjour à tous !

Avant de commencer, permettez-moi de dire que le monde a perdu un personnage très respecté et historique. Notre monde est plus vide aujourd’hui parce qu’elle n’est pas avec nous : Sa Majesté la reine Elizabeth II. Elle était une dirigeante exemplaire, qui a régné avec équilibre, grâce, sagesse et avec un grand dévouement, et a donné de la stabilité au monde dans de nombreuses situations. Nous ne serons pas là pour ses funérailles, alors je voudrais que nous lui rendions hommage. J’aimerais que nous nous levions pour une minute de silence à la mémoire de Sa Majesté la reine Elizabeth II. Que son âme repose en parfaite paix. Je souhaite demander au plénipotentiaire du Royaume-Uni de bien vouloir transmettre nos plus sincères condoléances au gouvernement du Royaume-Uni.

Excellences, Mesdames et Messieurs les plénipotentiaires, Mesdames et Messieurs,

Bienvenue à la troisième réunion pour la 16e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement. Je tiens à remercier le coordinateur, Kyle Peters, pour l’excellent travail qu’il continue de faire dans le cadre de ce processus. Merci également à vous tous, les délégués, pour vos échanges continus, très positifs et productifs avec la direction et le personnel de la Banque. Je voudrais souhaiter la bienvenue aux administrateurs, et plus particulièrement aux 12 nouveaux administrateurs, à leur première réunion consacrée au processus de reconstitution du FAD-16.

Je remercie le gouvernement du Sénégal d’accueillir cette réunion. Je tiens à remercier notre gouverneur, le ministre Amadou Hott, pour le soutien sans faille qu’il apporte au Groupe de la Banque africaine de développement. En arrivant dans ce pays, vous voyez et ressentez instantanément l’impact de la Banque africaine de développement et du Fonds africain de développement.

Vous atterrissez à l’aéroport international Blaise Diagne, un aéroport moderne — véritablement construit selon les normes internationales — financé par le Groupe de la Banque africaine de développement.

Vous faites le trajet entre l’aéroport et la ville de Dakar sur une route express, une autoroute entièrement financée par le Groupe de la Banque africaine de développement.

Si vous souhaitez éviter le trafic aux heures de pointe, vous pouvez opter pour le Train express régional. Le train a transformé le transport urbain, offrant un moyen de transport écologique, rapide, efficace et à faible coût pour la population.

Lorsque j’ai voyagé à bord du train après son inauguration, à laquelle j’ai également assisté, j’ai demandé à certains passagers ce qu’ils en pensaient. Les réponses reçues allaient de la réduction des temps de trajet à la diminution des coûts de transport, en passant par l’efficacité des réseaux de transport multimodal et le confort.

Bientôt, avec la deuxième phase du Train express régional, le trajet en train depuis l’aéroport se fera en quelques minutes.

Le Fonds africain de développement relie également le Sénégal à ses pays voisins. En témoigne l’investissement du Fonds africain de développement dans la construction du pont Sénégambie qui a révolutionné le commerce entre ces deux pays si proches, mais qui n’avaient jamais eu de pont pour les relier.

Vos Excellences, mesdames et messieurs les délégués, mesdames et messieurs,

Je rentre tout juste d’une tournée dans plusieurs pays.

Au Cabo Verde, la semaine dernière, j’ai vu le Groupe de la Banque africaine de développement à l’œuvre avec ses investissements dans le développement du port de Maio, qui relie l’île au reste du pays. J’ai été témoin de l’action du Fonds africain de développement, qui a fourni des ressources provenant de son Mécanisme d’assurance contre les risques de catastrophe en Afrique pour aider le Cabo Verde à faire face aux défis posés par la sécheresse, les pluies ayant été insuffisantes ces cinq dernières années.

Grâce au Groupe de la Banque africaine de développement, le Cabo Verde a construit la centrale éolienne de Cabeolica, qui fournit désormais plus de 25 % de l’électricité du pays grâce aux énergies renouvelables.

Merci Monsieur le Premier ministre Correia e Silva, pour la merveilleuse hospitalité qui nous a été offerte à Praia.

Il y a deux jours, j’étais en Mauritanie. J’ai pu voir le Fonds africain de développement à l’œuvre. Grâce au Fonds, un million de personnes sont approvisionnées en eau à Nouakchott, la capitale, grâce au projet Aftout Essahli.

J’ai vu les investissements de la Banque dans le secteur privé. Avec le soutien de 175 millions de dollars à la Société nationale industrielle et minière de Mauritanie (SNIM), elle a considérablement développé ses exportations, en ouvrant et en réhabilitant des mines et des transports ferroviaires.

Grâce à un autre investissement de 45 millions de dollars dans le secteur privé, nous avons contribué à financer le dragage du port minéralier de Nouadhibou.

Les retombées sont impressionnantes. Cela a permis d’exporter du minerai de fer avec des navires plus grands, lesquels sont passés d’une capacité de 150 000 tonnes à 230 000 tonnes, ce qui a permis de réduire les coûts de transport de 3 à 5 % par tonne. Ce qui est étonnant, c’est que ce pays du Fonds africain de développement a remboursé rapidement son prêt non souverain de 175 millions de dollars. J’ai également été surpris que la société ait remboursé son emprunt de 45 millions de dollars pour le dragage du port et qu’elle n’ait même pas eu besoin d’utiliser la totalité de cette somme grâce à la rentabilité du port de la Société nationale industrielle et minière de Mauritanie.

Aujourd’hui, la Société nationale industrielle et minière de Mauritanie exporte 13 millions de tonnes de minerai de fer, contribue pour 17 % aux recettes de l’État, emploie plus de 6 000 personnes et représente 58 % des exportations du pays — une grande réussite dans un pays FAD.

Et pour votre information, le ministre Kane a débuté sa carrière à la Société nationale industrielle et minière de Mauritanie dans les années 1980 en tant que jeune ingénieur, avant d’en prendre la direction.

Merci, monsieur le ministre Kane, pour votre merveilleuse hospitalité à Nouakchott.

Vos excellences, mesdames et messieurs les délégués, mesdames et messieurs,

Voilà pourquoi le FAD-16 doit continuer à soutenir fermement la Facilité de rehaussement de crédit en faveur du secteur privé afin de pouvoir fournir de tels financements au secteur privé pour soutenir les économies des pays du Fonds africain de développement.

Au cours de mes voyages, j’ai entendu des appréciations et des messages d’espoir, et en même temps, j’ai vu une aspiration à un rythme de développement beaucoup plus rapide. Leurs besoins sont également immenses.

Les pays reliés au guichet du Fonds africain de développement, et en fait tous les pays africains sont confrontés à trois défis majeurs — les 3 C : le Covid-19, le climat et les conflits. La solution à ces 3 C est la même : ce sont les 3 F — le financement, le financement, le financement.

L’Afrique était encore aux prises avec le financement de la relance après la crise du Covid-19 lorsqu’un conflit a éclaté avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, provoquant une flambée des prix des denrées alimentaires et une forte hausse de l’inflation.

Pour prévenir une éventuelle crise alimentaire en Afrique résultant de la guerre de la Russie en Ukraine, la Banque africaine de développement a annoncé le 29 mai la création d’une Facilité africaine de production alimentaire d’urgence d’un montant de 1,5 milliard de dollars.

Cette facilité soutiendra 20 millions d’agriculteurs et leur donnera accès à des semences de maïs, de blé, de riz et de soja résilientes au changement climatique. Elle vise à produire 38 millions de tonnes de nourriture, pour une valeur de 12 milliards de dollars.

La Banque africaine de développement a agi à une vitesse incroyable. Dans les 45 jours qui ont suivi le lancement de cette facilité, la Banque a approuvé des opérations dans 24 pays pour un montant de 1,13 milliard de dollars, et nous prévoyons d’atteindre 35 pays à la fin de ce mois, dont un grand nombre sont des pays FAD.

C’est ce que nous sommes : une institution spécialisée, œuvrant avec rapidité et fournissant un travail de qualité, dans un souci d’efficacité, pour apporter un soutien à nos pays membres.

Lors de mes visites dans les pays, j’entends partout des témoignages positifs pour ce que nous avons été capables de faire, en particulier pour notre rapidité et notre efficacité. Mais j’entends également parler des défis et des pressions de plus en plus importants auxquels ils sont tous confrontés en raison du changement climatique.

De l’Éthiopie à la République démocratique du Congo en passant par le Malawi, le changement climatique fait des ravages, qu’il s’agisse de sécheresses ou d’inondations dévastatrices.

Vos excellences, mesdames et messieurs les délégués, mesdames et messieurs.

Le continent africain se réchauffe plus rapidement que toute autre région du monde. Les prévisions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat montrent que les niveaux critiques de réchauffement de la planète seront atteints beaucoup plus tôt en Afrique. Selon les estimations de la Banque africaine de développement, les pertes de PIB par habitant pourraient atteindre entre 16 et 64 % dans un scénario de réchauffement élevé.

Les effets seront des pertes dévastatrices de récoltes, la décimation des cheptels et des moyens de subsistance des éleveurs, et une augmentation de 37 % de l’émaciation infantile en Afrique de l’Ouest et de 25 % en Afrique de l’Est. La hausse d’un degré de la température est également associée à une augmentation du risque de conflit de 11 % en Afrique, en raison des catastrophes et des conflits liés aux conditions météorologiques que cela va déclencher. Le changement climatique a déjà provoqué le déplacement de 4,3 millions d’Africains.

Le continent ne reçoit que 3 % du financement mondial pour le climat. Si cette tendance se poursuit, le déficit de financement climatique de l’Afrique atteindra 100 à 127 milliards de dollars par an d’ici 2030.

Vos excellences, mesdames et messieurs les délégués, mesdames et messieurs.

Le changement climatique est en train de décimer les pays du Fonds africain de développement, entraînant même une forte poussée de migration vers l’Europe dans des eaux dangereuses. 9 des 10 pays les plus vulnérables au changement climatique se trouvent en Afrique subsaharienne, mais tous sont des pays FAD. Les pays du FAD auront besoin de 500 milliards de dollars d’ici 2030 pour s’adapter au changement climatique. Subissant les effets d’un changement climatique qu’ils n’ont pas provoqué, ils sont désormais confrontés à l’endettement lié au changement climatique.

Face à ce déluge, l’Afrique ne dispose pas des ressources nécessaires pour lutter contre le changement climatique. L’architecture actuelle du financement climatique ne répond pas aux besoins de l’Afrique. Les nouvelles estimations du rapport Perspectives économiques en Afriquede la Banque africaine de développement montrent que l’Afrique aura besoin de 1 300 à 1 600 milliards de dollars entre 2020 et 2030, soit 118 à 145 milliards de dollars par an, pour mettre en œuvre ses engagements au titre de l’Accord de Paris et ses Contributions déterminées au niveau national.

Le guichet de financement de l’action climatique du FAD-16 changera clairement la donne pour ces pays du FAD.

Ce guichet espère mobiliser entre 4 et 13 milliards de dollars pour le financement de la lutte contre le changement climatique dans les pays du FAD, avec une certaine flexibilité dans le temps.

Cette somme sera utilisée pour aider 20 millions d’agriculteurs à accéder à des technologies agricoles résilientes au changement climatique, mettre en place une assurance récolte indexée sur le climat pour 20 millions d’agriculteurs et d’éleveurs, restaurer un million d’hectares de terres dégradées, et approvisionner en énergie renouvelable 9,5 millions de personnes environ.

Excellences, mesdames et messieurs les délégués, mesdames et messieurs,

Ce qui est nécessaire maintenant, c’est le financement.

L’engagement pris par les pays développés de fournir 100 milliards de dollars par an en financement climatique pour les pays en développement n’a que trop tardé à se concrétiser.

Le Sommet sur l’adaptation au climat en Afrique, qui s’est tenu la semaine dernière à Rotterdam, a réuni des chefs d’État africains et des dirigeants d’institutions du monde entier, ainsi que plusieurs ministres du Développement des pays donateurs du Fonds africain de développement.

Le caractère critique de la fenêtre d’action climatique a fait l’unanimité. Mon ami Yannick Glemarec, administrateur du Fonds vert pour le climat, a déjà confirmé que le Fonds était prêt à travailler avec notre Guichet de financement de l’action climatique du Fonds africain de développement.

La directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva qui était présente, soutient le guichet de financement de l’action climatique du Fonds africain de développement. Le représentant du président français Emmanuel Macron a apporté son soutien au Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique. Le gouvernement britannique a exprimé son ferme soutien au guichet de financement de l’action climatique, tandis que les pays nordiques présents ont également apporté leur soutien au Guichet de financement de l’action climatique du Fonds africain de développement.

Je suis ravi que l’ancien secrétaire d’État américain, John Kerry ait annoncé hier une contribution de 5 millions de dollars des États-Unis au Fonds pour les changements climatiques en Afrique, rejoignant ainsi l’Allemagne, l’Italie, la Belgique et le Canada qui avaient déjà contribué au Fonds.

Grâce au soutien substantiel des partenaires au développement, le Fonds africain de développement aidera les pays du FAD à bâtir des économies encore plus résilientes. Nous le ferons en partenariat avec d’autres institutions bilatérales et multilatérales, le secteur privé et d’autres acteurs afin de tirer le meilleur parti possible de nos ressources financières dans les domaines où nous avons des avantages comparatifs.

Excellences, mesdames et messieurs les délégués, mesdames et messieurs,

Le Fonds africain de développement est reconnu pour son expertise en matière d’infrastructures. Avec votre soutien, nous augmenterons les investissements dans des infrastructures qui favoriseront la transition vers une économie à faible émission de carbone. Nous protégerons la biodiversité et renforcerons la résilience face aux effets du changement climatique. Nous investirons dans des opérations en nombre plus réduit, de plus grande envergure et plus transformatrices. Le FAD-16 va donc accroître ses investissements dans des infrastructures de qualité, durables et résilientes au changement climatique, dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, des transports, de l’eau et de l’assainissement, des infrastructures de santé et autres.

Excellences, mesdames et messieurs les délégués, mesdames et messieurs,

Le Fonds africain de développement mène la lutte contre la fragilité en Afrique depuis deux décennies. Cependant, des défis subsistent. De nombreux pays sont extrêmement vulnérables aux conflits, à l’insécurité alimentaire, aux catastrophes naturelles et aux chocs, et notamment au changement climatique. La Facilité d’appui à la transition de la Banque va adopter une approche programmatique pour consacrer davantage de ressources à la prévention et à la lutte contre les causes profondes des conflits et de la fragilité.

Chers délégués,

Vous avez investi et vous continuez d’investir dans le Fonds africain de développement, une institution solide, une institution unique en Afrique, une institution qui optimise les ressources.

Songez simplement à ce que le Fonds a réalisé au cours des 50 dernières années.

Il a raccordé 15,5 millions de personnes à l’électricité ; aidé 74 millions de personnes à améliorer leur production agricole ; fourni des services de transport à 50 millions de personnes ; construit ou réhabilité 8 700 kilomètres de routes. Elle a en outre, fourni à 42 millions de personnes des installations d’approvisionnement en eau et d’assainissement améliorées.

Le passé du Fonds africain de développement a été bon, mais son avenir sera excellent.

Un avant-goût de l’excellence du Fonds africain de développement a été donné par son classement en seconde position des 49 meilleures institutions de financement concessionnel au monde par le Center for Global Development.

Le Fonds africain de développement sera excellent en faisant encore davantage pour les pays. Il sera excellent en devenant financièrement viable. Le Fonds africain de développement sera excellent en tirant le meilleur parti possible des ressources fournies par ses bailleurs de fonds.

Le Fonds africain de développement sera excellent en gagnant en efficacité.

Le Fonds africain de développement sera excellent en investissant davantage dans les opérations régionales pour permettre aux pays de profiter de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Le Fonds africain de développement sera excellent en aidant les pays à gérer leurs niveaux d’endettement de manière durable, à réduire les flux de capitaux illicites, à améliorer la gestion des finances publiques et la transparence de la dette.

Chers délégués,

Pour que cela se produise, le Fonds africain de développement aura besoin de beaucoup plus de ressources, bien au-delà de ce que les bailleurs de fonds peuvent fournir, nous devons donc créer un effet de levier pour mieux le financer.

L’effet de levier du Fonds africain de développement sur les marchés permettra de fournir 5,5 milliards de dollars supplémentaires par cycle de reconstitution. Et nous le ferons tout en gérant les vulnérabilités de la dette. Ce sera vraiment formidable pour les pays.

L’effet de levier du Fonds africain de développement sur les marchés sera la meilleure chose qui puisse lui arriver, car nous nous appuyons sur nos héritages passés pour un avenir meilleur. L’effet de levier lui permettra d’obtenir davantage de résultats sur le terrain sans avoir à peser davantage sur les budgets de plus en plus serrés des pays contributeurs.

L’Afrique appelle de ses vœux à un Fonds africain de développement plus puissant.

C’est le moment de soutenir la 16e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement.

C’est le moment de soutenir le Guichet de financement de l’action climatique du FAD-16.

Vos pays ont été aux côtés du Fonds africain de développement par le passé, vous avez fait des sacrifices, vous l’avez soutenu, vous avez cru en lui.

À présent, aidez-nous à porter le financement du Fonds africain de développement à un niveau substantiel : pour passer de bon à excellent !

Un grand merci à tous.


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