Sa Majesté le Roi Mohammed VI (que Dieu l’assiste),
Excellence, Madame Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Économie et des Finances du Royaume du Maroc, et gouverneure du Groupe de la Banque africaine de développement,
Excellence, Monsieur Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce du Royaume du Maroc,
Excellence, Monsieur Hassan Baraze Moussa, ministre des Services postaux, de la technologie et de l’information du Niger,
Excellence, Monsieur Crispin Phanzu Mbadu, vice-ministre du Plan de la République démocratique du Congo,
Excellence, Monsieur Mwigulu Nchemba, ministre des Finances de la République-unie de Tanzanie, représenté par M. Rished Bade, commissaire aux Affaires extérieures,
Monsieur Kyle Peters, coordonnateur de la reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD),
Mesdames et Messieurs les plénipotentiaires du Fonds africain de développement,
Mesdames et Messieurs les administrateurs du Groupe de la Banque africaine de développement,
Mesdames et Messieurs les membres de la haute direction et du personnel du Groupe de la Banque africaine de développement,
Mesdames et Messieurs,
Bonjour !
Bienvenue à la quatrième et dernière réunion sur la reconstitution du FAD-16.
Je voudrais exprimer notre reconnaissance à sa Majesté le Roi Mohammed VI (que Dieu l’assiste) pour son leadership sur les questions de développement dans le monde.
Nous adorons venir au Maroc, un pays chaleureux et un pays d’hospitalité.
En juillet, nous étions ici pour le Sommet des affaires États-Unis - Afrique. Nous y avons découvert le Maroc en tant que nation ouverte aux affaires.
Aujourd’hui, nous sommes ici au Maroc pour la 16e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement.
Personnellement, j’aime venir à Tanger. Le port de Tanger est une infrastructure de classe mondiale. Il est entouré d’immenses zones industrielles qui alimentent l’économie du Maroc dans les domaines de l’électronique, de la construction automobile et de la fabrication de pièces d’avions Airbus.
Tanger illustre ce qu’est le Maroc : un pays qui avance !
Je vous remercie, Madame Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Économie et des Finances du Maroc et gouverneure du Groupe de la Banque africaine de développement, ainsi que votre équipe, dont Mme Malika Dhif, administratrice de la Banque africaine de développement pour le Maroc, pour toutes les excellentes dispositions prises pour nous accueillir.
Je voudrais également remercier M. Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, de sa présence ici aujourd’hui et de représenter Mme la ministre de l’Économie et des Finances.
Le voyage qui nous conduit ici a donné lieu à des programmes très chargés en termes de nombre de discussions, de documents, de réunions formelles et de consultations entre les plénipotentiaires, la direction et le personnel du Groupe de la Banque africaine de développement.
De nos première et deuxième réunions virtuelles en avril et juillet à notre dernière réunion ici aujourd’hui dans la belle ville de Tanger, en passant par notre troisième réunion à Dakar tenue en mode hybride, nous avons cheminé ensemble, travaillé ensemble, réfléchi ensemble, et maintenant, nous sommes ici pour conclure la reconstitution.
Je voudrais tout particulièrement vous remercier, Mesdames et Messieurs les plénipotentiaires, pour votre excellent travail et votre implication à toutes ces réunions. Je voudrais tout particulièrement remercier Christophe Bories pour son excellent leadership au sein du Groupe de travail des plénipotentiaires et Kyle Peters pour avoir admirablement coordonné toutes nos rencontres.
Nous sommes ici maintenant, et l’heure des décisions a sonné.
Les 37 pays bénéficiaires du Fonds africain de développement attendent les conclusions de ce cycle de reconstitution. Ils ont toutes les raisons d’être dans l’expectative. Leurs économies ont souffert des effets dévastateurs du Covid-19 – dont beaucoup peinent à se remettre –, des impacts dévastateurs du changement climatique et des répercussions de l’invasion de l’Ukraine par la Russie sur les prix des produits alimentaires et de l’énergie qui ont entraîné une inflation généralisée. Pire, la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis et dans la zone euro a entraîné une augmentation du coût du service de la dette.
Une solide reconstitution est nécessaire pour accroître les ressources dont ces pays ont besoin.
Le FAD est bien reconnu et respecté pour la pertinence et la qualité de son action, car c’est la seule institution de prêts concessionnels entièrement dédiée aux pays africains à faible revenu et aux États en transition confrontés aux défis croissants de la fragilité. Sa proposition de valeur est évidente dans la mesure où le Fonds a renforcé sa présence dans 22 pays FAD, dont 16 (73 %) sont des États en transition.
Les pays FAD savent que le Groupe de la Banque africaine de développement constitue pour eux un grand partenaire, et ce grâce aux généreux cycles de reconstitution des ressources par ses bailleurs au cours des 50 dernières années. Cinquante ans de connaissance du terrain, d’expérience, de déploiement d’opérations, de conception et de mise en œuvre d’instruments novateurs. Cinquante ans de statut de partenaire de confiance marqué par la présence sur le terrain, l’esprit et le cœur à l’ouvrage, au service des pays africains qui en avaient le plus besoin. Et, durant ces cinquante ans, vous, les donateurs, avez fait preuve d’engagement, de dévouement, de sacrifices et de confiance dans notre travail. Je vous en remercie !
Vous pouvez être très fiers du Fonds africain de développement. Nous tenons nos promesses. Vous pouvez nous faire confiance. D’ici la fin de cette année, nous aurons tenu l’ensemble des engagements pris au titre du FAD-15 relevant de la direction.
Nos interventions entraînent des résultats et un impact considérables. Le travail que nous avons réalisé au cours des seules cinq dernières années a eu un impact sur des millions de personnes, en matière d’accès à l’électricité, aux technologies agricoles, à des services de transport amélioré, à l’eau et l’assainissement, ainsi que d’accès au financement, en particulier pour les petites et moyennes entreprises et les femmes et les jeunes.
Notre travail est mondialement reconnu puisque le Fonds africain de développement a été classé deuxième meilleure institution de financement concessionnel au monde par le Center for Global Development, pour la qualité de ses opérations.
Nous sommes très réactifs. Afin d’atténuer les effets de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le Groupe de la Banque africaine de développement a lancé la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence, dotée de 1,5 milliard de dollars. Nous avons été très rapides dans l’exécution de cette facilité. Notre Conseil d’administration a déjà approuvé 31 opérations d’une valeur totale de plus de 1,2 milliard de dollars.
Nous jouons un rôle de premier plan dans les agendas mondiaux. Nous faisons preuve d’audace dans la lutte contre les effets du changement climatique et nous avons été très ambitieux dans ce domaine, à l’échelle mondiale. Nous sommes désormais considérés comme les leaders mondiaux en matière d’adaptation au changement climatique. Nous répondons en amont au défi du changement climatique auquel sont confrontés les pays FAD parmi lesquels figurent neuf des dix pays au monde les plus vulnérables au changement climatique. Ces pays auront besoin de 600 milliards de dollars de financement climatique d’ici 2030, mais ils ne reçoivent que 18 milliards de dollars par an. Nous sommes déterminés à consacrer 40 % des fonds découlant de cette reconstitution des ressources au financement climatique. Ces ressources seront complétées par le Guichet d’action climatique.
Le Guichet d’action climatique viendra en complément de la reconstitution des ressources et nous permettra de mettre l’accent sur des interventions d’adaptation et d’atténuation des effets du changement climatique de grande envergure et porteuses de transformation telles que le verdissement du Sahel grâce à la Grande muraille verte ou le renforcement de la résilience en matière de sécurité alimentaire dans la Corne de l’Afrique et le bassin du lac Tchad. Nous concrétiserons nos grandes ambitions en matière de financement climatique pour l’Afrique et utiliserons les ressources principales du FAD et le Guichet d’action climatique pour mobiliser davantage de financement climatique privé dans les pays FAD, afin de combler l’énorme déficit de financement auquel font face ces pays très vulnérables.
Beaucoup reste à faire pour surmonter les défis de la dette auxquels sont confrontés de nombreux pays FAD. Nous continuerons à mettre en œuvre le plan d’action sur la dette et à renforcer la gouvernance, les finances publiques et la gestion de la dette, tout en travaillant avec d’autres institutions multilatérales de développement, y compris la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, pour la réussite du Cadre commun du G20.
Ce qu'il faut maintenant, c’est davantage de ressources pour le FAD. Une solide reconstitution des ressources du FAD-16 renforcera l’importance stratégique du Fonds au sein des contributions générales de l’aide publique au développement (APD) en faveur de l’Afrique, car les ressources du FAD augmentent plus lentement que celles d’autres institutions. C’est pour cette raison que la part du Fonds africain de développement dans l’APD destinée à l’Afrique subsaharienne a baissé, passant de 11,4 % lors du FAD-8 à 7,3 % pour le FAD-9 ; puis de 6,5 % dans le cadre du FAD-13 à 4,94 % pour le FAD-14 et à 6,2 % pour le FAD-15.
L’heure est venue d’intensifier notre soutien au FAD-16 afin d’étendre son impact sur le continent. Votre soutien ferme pourra rendre cela possible, car je sais que vous croyez fortement au FAD. Et le FAD continuera à travailler en partenariat avec les institutions de financement bilatérales et multilatérales.
La reconstitution des ressources du FAD-16 est appuyée par de vibrants appels.
L’Union africaine a appelé à une solide reconstitution des ressources du FAD-16. Une solide reconstitution des ressources du FAD-16 a été demandée par le Conseil des gouverneurs.
En tant que plénipotentiaires, vous avez travaillé avec acharnement pour répondre à ces appels, malgré des défis concurrents et des ressources disputées dans vos pays respectifs.
Je suis conscient que les temps sont durs dans beaucoup de pays donateurs du FAD. Je sais néanmoins que le désir de faire plus, dans la limite des ressources disponibles, est bien là.
Je vous lance un appel pour une reconstitution très généreuse des ressources.
Ceux qui ont la capacité de faire plus peuvent aider en faisant plus.
Nos ressources peuvent être différentes, mais notre objectif commun est le même :
Une reconstitution robuste et solide des ressources du FAD-16 pour soutenir les pays FAD en ces temps de grande nécessité.
Serrons-nous les coudes, faisons des sacrifices supplémentaires et allons plus loin.
Quatre réunions ont été nécessaires pour arriver là où nous en sommes.
Nous sommes à présent au quatrième trimestre ; closons-le en beauté
Faisons en sorte de le clore avec une forte reconstitution des ressources !
Merci beaucoup à tous.
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3 years ago
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