Un manifestant portant un t-shirt à l’effigie d’Adalberto Costa Jnnior, président de l’Unita, à Luanda, le 11 septembre 2021. © Osvaldo Silva/AFP
En août, l’Angola va vivre les élections générales les plus disputées depuis la fin de la guerre civile, en 2002. Au sein du parti du président sortant, João Lourenço, les yeux se tournent avec inquiétude vers son rival, l’homme politique le plus populaire du moment : Adalberto Costa Júnior, charismatique leader du principal parti d’opposition, l’Unita, et candidat idéal des jeunes urbains, une catégorie en plein essor.
À bientôt 60 ans, il est un pur produit de l’Unita, dont il a rejoint les rangs à l’indépendance, en 1975. Cinq ans plus tard, il s’installera au Portugal où il gravira les échelons du parti pour en devenir le représentant dans l’ancien État colonisateur, place qu’il occupera jusqu’en 1996.
Cette année-là, le président d’alors, Jonas Savimbi, le nomme représentant en Italie et au Vatican. Les vidéos de l’époque montrent un jeune homme combatif, affûté, doublé d’un
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