Emploi des jeunes : la BAD et l’OIT lancent un outil de veille panafricain

SOURCE | 9 months ago


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 (Agence Ecofin) - Avec une population de jeunes qui pourrait atteindre 830 millions d'ici à 2050, l’Afrique doit impérativement investir dans les domaines les plus critiques pour transformer ce potentiel en véritable levier de croissance.

La Banque africaine de développement (BAD), en partenariat avec l’Organisation internationale du travail (OIT), a présenté mardi 15 juillet le « Youth, Jobs and Skills Marker System », un dispositif destiné à intégrer systématiquement des volets emploi, formation et entrepreneuriat dans chacun de ses projets. Ce mécanisme repose sur un tableau de bord numérique en temps réel pour évaluer les priorités jeunesse dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’énergie, l’éducation ou les infrastructures. Actuellement en phase pilote, son déploiement complet est annoncé pour 2026.

« Cette initiative est très importante, car elle nous permet de contribuer de manière significative à l’objectif de développement durable n° 8 des Nations unies, qui inclut le travail décent pour tous », a déclaré Peter van Rooij, directeur des partenariats multilatéraux à l’OIT. « Elle permet aussi à l’OIT d’orienter davantage les projets de la Banque vers des financements porteurs de création d’emplois de qualité et durables », ajoute-t-il.

Ce lancement intervient dans un contexte où chaque année, entre 10 et 12 millions de jeunes arrivent sur le marché du travail, pour seulement 3 millions d’emplois formels disponibles, selon la BAD. Pour combler cet écart, les investissements doivent impérativement être redirigés vers des actions qui favorisent l’emploi. Le nouveau système répond à ce besoin en assurant que chaque projet soit pensé, suivi et évalué selon son impact sur les jeunes et sur le marché du travail.

En introduisant ce référentiel, la manière même de concevoir et de financer les projets évolue. Chaque initiative sera désormais notée selon sa capacité à générer des opportunités pour les jeunes, avec des indicateurs lisibles portant sur l’emploi, la formation et l’entrepreneuriat. Cette transparence renforce la redevabilité des acteurs, facilite l’ajustement des actions et aligne mieux les projets avec les attentes des populations concernées.

À terme, ce marqueur pourrait poser les bases d’un nouveau standard international en matière de développement inclusif. Son succès dépendra de sa capacité à démontrer des résultats tangibles, mais aussi de l’engagement des gouvernements et du secteur privé. D’autres dispositifs comme le Gender Marker ou les laboratoires de formation numérique ont ouvert la voie, mais aucun n’avait encore placé l’impact jeunesse au cœur de l’évaluation des projets à cette échelle. Pour renforcer son efficacité, il faudra y associer des évaluations indépendantes, renforcer la collaboration avec les structures locales et encourager les cofinancements.

Félicien Houindo Lokossou (stagiaire)

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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