Politique
Après la mort en garde à vue d’un jeune homme, des manifestations avaient éclaté à Nouakchott et Boghé.
1 juin 2023 à 08:59
Par Jeune Afrique
Mis à jour le 1 juin 2023 à 08:59
Patrouille de la sécurité mauritanienne dans les rues de Nouakchott, le 22 juin 2019. © SIA KAMBOU/AFP
Le 31 mai, le gouvernement mauritanien a coupé le réseau internet sur les téléphones portables au lendemain de manifestations liées au décès d’un jeune homme à la suite d’une brève garde à vue dans un commissariat de police. Les autorités ont pris cette décision pour « réduire les chances de liaisons entre les malfaiteurs », selon la police.
Autopsie et enquête
Ces manifestations spontanées se sont déroulées à Nouakchott et Boghé (Sud) pour réclamer « justice pour Omar Diop », un jeune homme arrêté le 29 mai dans la capitale après avoir participé à une bagarre selon la police, et décédé quelques heures plus tard à l’hôpital à la suite de problèmes respiratoires. Une autopsie et une enquête sont en cours pour déterminer les circonstances du décès, a déclaré le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.
Les manifestants ont brûlé des pneus dans les rues de la capitale, « incendié et saccagé des biens publics et privés », a-t-il aussi indiqué. À Boghé, à environ 300 km au sud-est de Nouakchott, un manifestant a été tué au cours de heurts entre petits groupes de jeunes et forces de l’ordre, lorsque les premiers ont tenté « d’investir le commissariat de police de la ville », a ajouté le ministère de l’Intérieur.
(avec AFP)
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