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À Adigrat, dans le nord de l’Éthiopie, le départ de soldats érythréens n’a pas effacé la peur des dernières semaines. Des habitants de cette ville du Tigré et de ses environs évoquent des explosions nocturnes, des frappes de drones et une sécurité encore fragile.
Début octobre, plusieurs milliers de soldats érythréens auraient franchi la frontière, selon une source sécuritaire citée dans les comptes rendus des événements. Ils auraient appuyé les rebelles du Front de libération du peuple du Tigré, engagés contre les forces fédérales. Des frappes de drones ont ensuite repoussé une partie de ces forces. Certaines troupes sont reparties, mais d’autres seraient encore présentes près de la frontière.
Une ville marquée par les combats
Près d’Adigrat, des résidents décrivent le bruit des explosions et le retour d’une angoisse déjà connue pendant la guerre du Tigré de 2020 à 2022. Le départ des soldats ne signifie pas que la vie quotidienne a repris normalement. Des écoles restent fermées, tandis que les commerces ouverts manquent parfois de marchandises.
Des forces fédérales patrouillent dans la ville. Des habitants signalent aussi une dégradation de la sécurité, avec des vols et des agressions. Ces témoignages décrivent une situation locale tendue ; ils ne permettent pas, à eux seuls, de dresser un bilan général de toute la région.
Le gouvernement fédéral a annoncé une administration intérimaire de six mois pour le Tigré. Sur place, les attentes portent d’abord sur le rétablissement de la sécurité et sur l’arrivée de l’aide humanitaire.
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