Gabon : Sylvia et Noureddin Bongo condamnés à 20 ans de prison pour détournement de fonds publics

SOURCE | 5 months ago


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Par TV5MONDE avec agences

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L’ex-première dame du Gabon et son fils, en exil à Londres, ont été condamnés par contumace à vingt ans de réclusion criminelle pour détournement de fonds publics et blanchiment aggravé de capitaux, mercredi 12 novembre.

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L’ex-première dame du Gabon et son fils, en exil à Londres, ont été condamnés par contumace à vingt ans de réclusion criminelle pour détournement de fonds publics et blanchiment aggravé de capitaux, mercredi 12 novembre.

Le procès s’est tenu à Libreville en leur absence et a mis en lumière un vaste “système de captation de l’argent public au profit d'intérêts privés”, selon certains co-accusés, au profit du clan Bongo, au pouvoir pendant plus d’un demi-siècle.

La cour criminelle spécialisée de Libreville a donc rendu un verdict lourd à l’encontre de Sylvia Bongo Valentin et de son fils Noureddin Bongo Valentin, respectivement épouse et fils de l’ancien président déchu Ali Bongo Ondimba

Jean Mexant Essa Assoumou, le président de la cour criminelle spécialisée les a déclaré coupable de “recel et de détournement de fonds publics et de blanchiment de capitaux, usurpation de fonds et d'instigation au faux” pour Sylvia Bongo et “détournement de deniers publics, de concussion, d'usurpation des titres et de fonction, de blanchiment aggravé de capitaux et d'association de malfaiteurs” pour Noureddin Bongo.

(Re)lire Gabon : libération de l’ancienne première dame Sylvia Bongo et de son fils

Les deux accusés ont été condamnés par contumace à 20 ans de prison et 100 millions de francs CFA d’amende (environ 152.000 euros). Au titre du préjudice financier subi par l'Etat gabonais constitué partie civile, la justice a également condamné Noureddin Bongo à payer plus de 1.201 milliards de francs CFA (1,83 milliard d'euros). Sylvia et Noureddin Bongo devront aussi payer ensemble 1.000 milliards de francs CFA (1,52 milliard d'euros) à l'État gabonais au titre de préjudice moral.

“Braquage de la République”

Selon RFI, le procureur général auprès de la cour d'appel de Libreville, Eddy Minang, a décrit ce jugement comme une réparation à un “braquage de la République” par ce “duo mère-fils, culturellement éloigné du pays, mais pécuniairement très proche, qui a travesti le pouvoir présidentiel” après l'accident vasculaire cérébral d'Ali Bongo en 2018.

Selon lui, Sylvia Bongo aurait reçu 16 milliards de francs CFA (+ de 24 millions d’euros) du Trésor pour ses “besoins personnels”. Il est aussi question d’achats de jets privés, de biens immobiliers à Londres ou Marrakech ou d’argent blanchi. 

Sylvia et Noureddin Bongo, qui disposent tous deux de la nationalité française, se trouvent aujourd’hui en exil à Londres. Ni eux ni leurs avocats n’ont comparu devant la cour.  "Les conditions d'un procès juste et équitable ne sont toujours pas réunies", a déclaré Noureddin Bongo dans un entretien mercredi. 

Dans un message publié sur le réseau X, Noureddin Bongo a évoqué des aveux extorqués sous la torture, et une crédibilité “nulle”.

Tiens je viens de voir un témoignage (à charge) d’une personne que j’ai vue être torturée devant moi et qui est toujours aux mains de la junte militaire. Crédibilité ? Nulle. #gabon #processpectacle #republiquemythomane #dictaturemilitaire

— Noureddin Bongo Valentin (@NoureddinBV) November 11, 2025

 

Accusations de "tortures"

Arrêtés après le coup d'État du 30 août 2023 du président Brice Oligui Nguema, depuis élu président, Sylvia et Noureddin Bongo avaient été emprisonnés pendant 20 mois au Gabon avant d'être autorisés à quitter le pays dans le cadre d'une liberté provisoire. Ils affirment y avoir été "violemment torturés à répétition par les militaires les plus proches du président Oligui Nguema: fouettés, électrocutés, noyés, battus et bien pire".

Ils ont déposé plainte pour “tortures” devant la justice française. Des accusations formellement démenties par le président Brice Oligui Nguema, arrivé au pouvoir après le coup d’État du 30 août 2023.

(Re)voir Gabon: la présidence réagit à l'interview de Noureddin Bongo

Noureddin Bongo a aussi été reconnu coupable de "corruption active" des membres du Centre gabonais des élections (CGE), la commission électorale de 2023, pour avoir leur avoir remis la somme de 500 millions de francs CFA afin "d'obtenir une décision favorable à son père", annoncé vainqueur de la présidentielle avant d'être déposé, a détaillé le président de la cour M. Assoumou.

Dix anciens proches collaborateurs des Bongo, pour la plupart eux aussi arrêtés lors du coup d'Etat de 2023, comparaissent encore jusqu'à vendredi 14 novembre. Ils sont accusés notamment de complicité de détournement de fonds publics, corruption active, concussion, faux et usage de faux, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux.


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