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Bachir Ismaël Ouédraogo, Adama Coulibaly et Lacina Koné © Stéphanie Scholz/Colagène
« Game changers » (6/7). Au Burkina Faso comme en Côte d’Ivoire, dans l’électricité, l’agriculture ou encore le numérique, ces leaders mettent tout en œuvre pour changer la donne.
Bachir Ismaël Ouédraogo, moteur de l’électrification via le solaire
Bachir Ismaël Ouédraogo © Stéphanie Scholz/Colagène
Une consommation d’électricité qui grimpe en flèche, des capacités de production qui ne suivent pas, des importations d’énergie toujours plus coûteuses. C’est le casse-tête que doit résoudre le Burkina Faso, contraint d’importer de Côte d’Ivoire et du Ghana près de 60% de ses besoins énergétiques pour répondre à une demande d’électricité en hausse de près de 10% par an depuis 2012. Une problématique commune à nombre de pays africains.
Pourtant, le pays a déjà commencé à sortir de l’ornière. Et, de l’avis de plusieurs observateurs du secteur, son ministre de l’Énergie, Bachir Ismaël Ouédraogo, y est pour quelque chose. Nommé en 2018 lors du premier mandat de Marc Christian Kaboré, le quadragénaire, formé au Royaume-Uni et expert des énergies renouvelables, a été reconduit à son poste en début d’année tout en voyant ses prérogatives élargies aux Mines et Carrières – reconnaissance d’une capacité à « délivrer ».
Sous sa houlette, le Burkina Faso est en train de devenir un champion du solaire. Ces derniers mois, trois projets privés de centrale (30, 38 et 24 MW) ont atteint le closing financier – grâce au soutien de l’agence de développement néerlandaise FMO – étape ultime avant des mises en service prévues en 2022. Deux autres projets de 30 et 20 MW doivent suivre la même voie prochainement.
Nous avons tenu à une diversité de projets afin de ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier
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4 years ago
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