Par TV5MONDE avec agences
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a espéré dimanche 7 décembre vouloir engager “très bientôt” la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, fondé sur un plan américain. Il a confirmé qu’il rencontrerait le président américain Donald Trump au cours du mois de décembre.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a espéré dimanche 7 décembre vouloir engager “très bientôt” la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, fondé sur un plan américain. Il a confirmé qu’il rencontrerait le président américain Donald Trump au cours du mois de décembre.
"Nous avons discuté de comment mettre un terme au pouvoir du Hamas à Gaza" et "nous attendons très bientôt de passer à la deuxième phase, qui est plus difficile ou tout aussi difficile", a souligné Benjamin Netanyahu, à l'issue d'une rencontre avec le chancelier allemand Friedrich Merz à Jérusalem.
Selon le Premier ministre israélien, cette deuxième phase doit permettre de “mettre un terme au pouvoir du Hamas à Gaza”. Il a toutefois rappelé que conformément à la première phase de l'accord de cessez-le-feu, le Hamas devait encore restituer à Israël un dernier corps d'otage retenu à Gaza, celui de l'Israélien Ran Gvili.
Cette phase prévoit notamment le désarmement du mouvement islamiste, le retrait de l’armée israélienne du territoire palestinien ainsi que le déploiement d’une force de sécurité multinationale.
Un cessez-le-feu fragilisé
Mais plusieurs points restent encore en suspens. “Quel sera le calendrier ? Quelles sont les forces qui vont intervenir ? Ce sont des questions centrales”, a reconnu le chef du gouvernement israélien.
Le cessez-le-feu est maintenant entré dans son deuxième mois, mais Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de violations répétées. Depuis son entrée en vigueur, 373 Palestiniens ont été tués selon le ministère de la Santé de Gaza, tandis que trois soldats israéliens ont également perdu la vie, selon les autorités israéliennes.
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Dans le même temps, un centre de coordination multinational a bien été créé en Israël en vue de cette transition sécuritaire. Cependant, le plan ne prévoit aucun délai, et les efforts pour le faire aboutir sont au point mort.
Selon le chancelier allemand Friedrich Merz, Berlin serait disposé à contribuer à la reconstruction de Gaza, tout en attendant des clarifications après la rencontre entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump sur l’implication américaine. “Il faut maintenant que cela aboutisse”, a-t-il déclaré.
Un désarmement du Hamas sous condition
Samedi soir, Khalil al-Hayya, chef du Hamas pour Gaza et principal négociateur du mouvement islamiste palestinien, a déclaré être prêt à remettre ses armes dans la bande de Gaza à une autorité palestinienne gouvernant ce territoire, à condition que cesse son occupation par l'armée israélienne.
Il a en outre refusé le déploiement d'une force internationale qui aurait pour mission de désarmer le Hamas.
Benjamin Netanyahu, de son côté, a indiqué qu’il évoquerait avec Donald Trump les “opportunités de paix” plus larges dans la région, en référence à une possible normalisation avec certains États arabes. Il a toutefois réaffirmé qu’Israël maintiendrait son contrôle sécuritaire sur la Cisjordanie, alors que la question d’une éventuelle annexion reste un sujet sensible dans les discussions avec Washington.
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