Gestion publique africaine : le Top 5 des infos de la semaine

SOURCE | 9 months ago


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(Agence Ecofin) - Au menu, le statut d’endettement du Togo évalué par le FMI, la Loi de Finances rectificative au Niger, le rebasage du calcul du PIB au Sénégal, la qualité des politiques et institutions des pays subsahariens en 2024 et l’impact de la nouvelle taxe américaine sur les envois de fonds aux pays africains.

Dette publique : le Togo reclassé pays à « forte capacité d’endettement » par le FMI 

Le FMI a reclassé le Togo parmi les pays à « forte capacité de dette », saluant sa croissance stable, sa faible inflation et ses progrès en matière de gestion publique. Ce nouveau statut relève le seuil de soutenabilité de la dette de 55% à 70% du PIB, offrant davantage de flexibilité budgétaire.

Toutefois, des défis subsistent, notamment une dette publique élevée (72,1% du PIB en 2024) et une forte exposition aux marchés à court terme. Le FMI appelle à renforcer les recettes fiscales et la transparence pour consolider ces avancées.

Loi de finances rectificative : le Niger revoit à la baisse (-9%) son budget 2025

Le président nigérien Abdourahamane Tiani a signé, le 14 juillet 2025, une ordonnance réduisant le budget de l’État de 9,36%, le ramenant à 2749,55 milliards FCFA. Cette révision s’aligne sur les engagements pris avec le FMI dans le cadre des programmes FEC et FRD.

En contrepartie, le Niger a obtenu 92 millions USD supplémentaires, portant les décaissements totaux à 346 millions. Ces fonds visent à stabiliser l’économie et renforcer la résilience face aux chocs climatiques et sociaux.

Le Sénégal relance le recalcul du PIB pour redorer ses indicateurs d’endettement

Face à la dégradation de sa note souveraine par S&P, le Sénégal a lancé une révision de son PIB pour actualiser la base de calcul, espérant ainsi améliorer ses ratios d’endettement. Cette opération survient dans un climat de défiance, marqué par la suspension du programme du FMI à la suite de la découverte d’une dette non déclarée.

Si ce rebasage pourrait refléter plus fidèlement la réalité économique, il ne règle pas les doutes sur la soutenabilité de la dette publique, alors que les besoins de financement restent très élevés pour 2025 et 2026.

Qualité des politiques et des institutions : classement 2024 des pays subsahariens (BM)

En 2024, le Rwanda s'est classé premier parmi les 40 pays d’Afrique subsaharienne éligibles à l’aide de l’IDA, selon un rapport de la Banque mondiale publié en juillet 2025. Avec une note de 4,2/6, il surpasse largement la moyenne régionale (3,1), notamment grâce à ses politiques sociales et structurelles. Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Cap-Vert et le Kenya suivent avec 3,9 points.

Le rapport souligne une stabilité globale des scores, des efforts notables en matière de discipline budgétaire, mais aussi des lacunes persistantes en gouvernance, infrastructures, éducation et santé.

Taxe de 1% sur les envois de fonds depuis les USA : l’impact sur les pays africains

Le président américain Donald Trump a promulgué une loi instaurant une taxe de 1% sur les transferts d'argent envoyés depuis les États-Unis vers l’étranger à partir du 1er janvier 2026. Cette mesure, destinée à financer des dépenses liées à l’immigration, pourrait pénaliser lourdement les économies africaines, très dépendantes des remises migratoires.

En 2023, ces transferts vers l’Afrique ont atteint 100 milliards USD, soit plus que l’aide publique au développement et les IDE combinés. Selon le CGD, la taxe pourrait réduire les envois de 1,6%, entraînant des pertes significatives pour des pays comme le Nigeria, l’Égypte ou le Kenya.


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