(Agence Ecofin) - Construite il y a plus de 60 ans, la raffinerie de Tema (TOR) était confrontée à des défis de vieillissement des équipements, de faible utilisation de sa capacité nominale et de dettes qui l’ont conduite à une quasi‑paralysie depuis plusieurs années.
Au Ghana, la Tema Oil Refinery (TOR) a officiellement repris ses opérations de raffinage de pétrole brut, selon un communiqué de la société publié samedi 27 décembre 2025. Une relance qui met fin à quatre années d’arrêt de production et marque le redémarrage effectif des installations du site de Tema.
D’après la direction de l’installation, la raffinerie est actuellement capable de raffiner environ 28 000 b/j de pétrole brut, ce qui correspond à 62 % de sa capacité nominale de 45 000 b/j. Reportée à plusieurs reprises, cette relance intervient à l’issue de travaux de maintenance menés entre le 1er août et le 30 octobre, ciblant notamment la remise à niveau d’équipements jugés critiques.
La National Petroleum Authority (NPA), chargée de la régulation du secteur pétrolier aval au Ghana, a validé la conformité des installations avant d’autoriser la reprise des opérations.
La TOR indique que ce redémarrage s’effectue par étapes, afin de stabiliser les processus industriels. Dans ce cadre, un nouveau four, désigné F-61, a été intégré aux installations. Selon la TOR, l’installation prévue d’un système de refroidissement par air pourrait permettre, à terme, d’augmenter progressivement la capacité du site, avec un niveau cible évoqué de 60 000 barils par jour.
Une reprise attendue dans un contexte de forte dépendance aux importations
La remise en service de la raffinerie intervient alors que le Ghana demeure fortement dépendant des importations de produits pétroliers. Selon la Bank of Ghana, celles-ci ont atteint environ 10,2 milliards de dollars en 2024, illustrant le poids de ce poste dans les dépenses en devises du pays.
Dans ce contexte, la reprise des activités de la TOR devrait contribuer à préserver les réserves de change et à stabiliser les prix locaux des carburants, marquant un changement par rapport aux dernières années, lorsque le site fonctionnait principalement comme infrastructure de stockage et de distribution.
Elle intervient par ailleurs dans un environnement énergétique sous tension, marqué notamment par la dette du secteur énergétique estimée à plus de 3 milliards de dollars début 2025, dont environ 1,7 milliard de dollars envers les producteurs indépendants d’électricité (IPP).
Abdel-Latif Boureima
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16/01/2025 - Ghana : la dette du secteur énergétique s’élève à plus de 3 milliards $
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