(Agence Ecofin) - La Guinée-Bissau a entamé depuis plusieurs mois, des réformes qui devraient lui permettre de bénéficier à terme d’une facilité élargie de crédit du FMI. Après deux examens, l’institution a décerné un satisfecit au pays ouest-africain, dont la croissance devrait passer de -1,4% en 2020 à 3,3% en 2021.
Le Fonds monétaire international (FMI) estime satisfaisants les progrès réalisés par les autorités bissau-guinéennes en matière de réformes économiques. L’annonce a été faite dans un communiqué de presse publié sur le site Internet de l’institution, le lundi 13 décembre.
Le pays qui s’est engagé dans des réformes économiques supervisées par l’institution financière internationale vient de passer avec succès sa deuxième revue. Il s’agit pour le FMI de passer en revue les mesures mises en place par le gouvernement, afin de dresser « un bilan politique en vue d'un accord de facilité élargie de crédit (FEC) en 2022 ».
Concrètement, la Guinée-Bissau s’est engagée à « réduire le niveau de certaines dépenses courantes », telles que la masse salariale et le service de la dette. Le pays entend aussi renforcer « le rendement des impôts, y compris ceux nouvellement introduits comme la taxe sur les télécommunications, et la numérisation de la collecte des impôts », la transparence, la responsabilité et l'efficacité des finances publiques.
« La performance globale et les progrès du programme de réformes ont été solides, malgré des conditions socio-économiques difficiles exacerbées par la covid-19. La plupart des repères structurels et des objectifs quantitatifs évalués à fin septembre 2021 ont été atteints », a expliqué M. Jose Gijon, chef de l’équipe du FMI chargée de la supervision.
D’après l’institution de Bretton Woods, les amendements engagés par les autorités bissau-guinéennes ont permis au pays de poursuivre sa reprise économique, malgré les conditions difficiles. L’objectif est de « ramener le déficit budgétaire prévu à environ 4,2 % du PIB en 2022, et de converger progressivement vers la norme régionale de déficit de l'UEMOA de 3 % du PIB, d'ici 2025 ». Ces mesures ont également permis de stabiliser l’inflation à 3% cette année.
A terme, ces réformes permettront à la Guinée-Bissau de faire face à sa dette publique tout en ayant les moyens de répondre aux besoins primordiaux de sa population, notamment, la santé, l'éducation et les infrastructures physiques. En outre, le FMI a annoncé son approbation quant au projet du gouvernement d’utiliser une allocation de DTS d’environ 38,4 millions de dollars pour « le remboursement anticipé d'une dette extérieure onéreuse, et pour les dépenses liées à la covid-19, notamment la vaccination et l'amélioration des services de santé ».
Dans un rapport du FMI paru le 30 novembre dernier, l’institution prévoit une accélération de la croissance économique du pays, grâce notamment à l'amélioration des conditions économiques. L’exportation de noix de cajou, la confiance des entreprises et la stabilité politique constituent des facteurs importants de cette relance.
Jean-Marc Gogbeu (stagiaire)
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