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(Agence Ecofin) - Gecomsa a été créé en janvier 2012. C’est le fruit d’une collaboration entre le gouvernement (51 % des actions) et la société chinoise ZTE. Cette dernière est sortie du capital de l’opérateur télécoms en avril 2023.
Le gouvernement équatoguinéen envisage de privatiser la société télécoms Gecomsa, actuellement détenue à 100 % par l’Etat, pour la relancer. Teodoro Nguema Obiang Mangue (photo), le vice-président de la République, a fait cette proposition la semaine dernière lors d’une réunion avec le conseil d’administration de l’entreprise, l’Organe de régulation des télécommunications (ORTEL), et le Gestionnaire des infrastructures de télécommunications de la Guinée équatoriale (GITGE).
Como dueño absoluto, el Estado ecuatoguineano auditará a #GECOMSA para conocer las razones de su ruina y contrastar la situación de su deuda de 12.234 millones de FCFA. Mientras tanto, la empresa quedará bajo la tutela de #GETESA, hasta que se me presente el informe que ayudará pic.twitter.com/CfgNNKgmah
— Teodoro Obiang Nguema Mangue (@TeodoroObiang17) September 13, 2024Outre la privatisation, le vice-président a également proposé d’auditer Gecomsa pour déterminer la cause de sa faillite, ainsi que de réaliser un inventaire afin d’évaluer sa valeur actuelle. En attendant, l’entreprise sera placée sous la tutelle de l’opérateur historique Getesa.
Cette initiative du gouvernement fait suite à la sortie de l’actionnaire historique ZTE du capital de Gecomsa en avril 2023. La société technologique chinoise avait participé à la création de l’entreprise en janvier 2012 avec 49 % des actions, contre 51 % pour l’Etat équatoguinéen. Ce retrait est intervenu alors que l’opérateur télécoms a fermé ses portes, plombé par des difficultés financières et opérationnelles.
Selon la direction de Gecomsa, le gouvernement a accumulé une dette de 12,24 milliards de francs CFA (20,76 millions $) pour des services entre 2013 et 2020. A cela s’ajoutent les dettes que l’entreprise a elle-même contractées auprès de l’ORTEL et du GITGE. De plus, les revenus provenant de l’activité commerciale n’étaient pas suffisants pour couvrir les coûts de maintenance du système ni pour générer des bénéfices. Sur le plan opérationnel, la technologie utilisée par l’entreprise est jugée obsolète.
Isaac K. Kassouwi
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