Israël : Benjamin Netanyahu réclame une grâce présidentielle pour clore son procès, Trump lui apporte son soutien

SOURCE | 5 months ago


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Par TV5MONDE avec agences

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une rencontre avec le vice-président américain J.D. Vance, au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le mercredi 22 octobre 2025.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une rencontre avec le vice-président américain J.D. Vance, au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le mercredi 22 octobre 2025.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a officiellement demandé une grâce présidentielle pour mettre fin à son procès pour corruption. Il affirme que la procédure judiciaire “déchire” le pays et entrave sa capacité à gouverner. Soutenu par plusieurs membres de sa coalition, ainsi que par le président américain Donald Trump, il se heurte néanmoins au refus de l’opposition. 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une rencontre avec le vice-président américain J.D. Vance, au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le mercredi 22 octobre 2025.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a officiellement demandé une grâce présidentielle pour mettre fin à son procès pour corruption. Il affirme que la procédure judiciaire “déchire” le pays et entrave sa capacité à gouverner. Soutenu par plusieurs membres de sa coalition, ainsi que par le président américain Donald Trump, il se heurte néanmoins au refus de l’opposition. 

Dans une vidéo diffusée par ses services, Benjamin Netanyahu a affirmé avoir présenté une demande de grâce au nom de “l’intérêt public”, insistant sur les fractures que provoquerait la poursuite de son procès. “La poursuite du procès nous déchire de l'intérieur, suscitant de vives divisions et intensifiant les fractures”, a-t-il déclaré. Il ajoute : “Je suis certain (…) que la fin immédiate du procès contribuera grandement à apaiser les tensions et à promouvoir la réconciliation générale” .

La démarche, transmise dimanche 30 novembre, au président Isaac Herzog est qualifiée d’”extraordinaire”

Benjamin Netanyahu espère également que “tous ceux qui souhaitent le bien du pays soutiendront cette démarche”. Premier ministre resté le plus longtemps en fonction dans le pays, il nie les accusations de corruption, de fraude et d'abus de confiance. 

Ses avocats, quant à eux, affirment qu’il reste “convaincu que la procédure judiciaire aboutira à un acquittement complet”. Rappelant que son procès avait débuté il y a près de six ans, le Premier ministre a aussi affirmé que témoigner trois fois par semaine était "une exigence impossible à satisfaire".

Benjamin Netanyahu dénonce des accusations qu’il juge politiquement motivées. En 2019, il a été inculpé dans trois affaires distinctes mais liées, centrées sur des accusations selon lesquelles il aurait accordé des faveurs à d'éminentes personnalités du monde des affaires en échange de cadeaux et d'une couverture médiatique favorable.

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Une appui politique de Washington

La demande de Benjamin Netanyahu arrive après une lettre du président américain à son homologue israélien. Donald Trump y demandait à Isaac Herzog “d’accorder une grâce”, estimant que l’affaire représentait “une poursuite politique injustifiée”
La présidence israélienne a de son côté indiqué que la requête serait examinée “avec responsabilité et sérieux”, après consultation des autorités compétentes.

Du côté de la coalition au pouvoir, plusieurs membres ont rapidement apporté leur soutien à Benjamin Netanyahu. Selon Israël Katz, ministre de la Défense, une grâce permettrait de “mettre fin à la déchirure profonde qui accompagne la société israélienne depuis une décennie”. Les ministres de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir et des Finance, Bezalel Smotrich, ont également exprimé leur soutien.

(Re)lire Israël : Benjamin Netanyahu à la tête du gouvernement le plus à droite de l'Histoire du pays

L’opposition, elle, dénonce une tentative de contourner la justice. Yaïr Lapid, à la tête du parti Yesh Atid a exhorté Herzog à ne “pas accorder une grâce à Netanyahu sans qu'il ne reconnaisse sa culpabilité, exprime des remords et se retire immédiatement de la vie politique”.  L’ancien chef adjoint d’état-major Yair Golan appelle, lui,  le Premier ministre à démissionner.

Un cadre juridique flou

En Israël, les grâces sont généralement accordées après condamnation. “Une grâce est donnée à une personne déjà condamnée”, rappelle le juriste et professeur de droit, Eli Salzberger, s’exprimant lors d'une rencontre en ligne avec des journalistes. Il cite toutefois un précédent : en 1986, Chaim Herzog, père de l’actuel président, avait gracié deux agents du Shin Bet (l'agence israélienne de la sécurité intérieure) avant qu'ils ne soient jugés.

Mais selon le juriste, le Premier ministre n’a “pas reconnu sa culpabilité ni demandé pardon”, deux conditions habituellement nécessaires pour obtenir une grâce présidentielle.  

Bien que s'y étant opposé dans le passé, Benjamin Netanyahu "pourrait demander à la justice un accord de plaider-coupable en expliquant que les conditions ont changé" en cas de refus d’Isaac Herzog de le gracier, affirme Eli Salzberger, opposant farouche à la réforme judiciaire du gouvernement.


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