(Agence Ecofin) - Afin de renforcer leur approvisionnement en eau et en électricité, l’Afrique du Sud et le Lesotho ont lancé un projet d'infrastructure consistant à exploiter les ressources en eau du Lesotho pour le bénéfice mutuel des deux pays.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa (photo) et le roi Letsie III du Lesotho ont procédé au lancement de la phase II du projet d’approvisionnement en eau et en énergie « Lesotho Highlands Water Project » (LHWP) au barrage de Polihali en terre lesothane. L’information émane d’un communiqué du gouvernement sud-africain publié ce mardi 23 mai.
I would like to emphasise that the Lesotho Highlands Water Project is more than just a water project.
It is a beacon of hope, a symbol of progress, a symbol of international cooperation, and a testament to the strength of bilateral relations between the Kingdom of Lesotho and… pic.twitter.com/17zb8X19Xm
Le « Lesotho Highlands Water Project » est un projet qui entre dans le cadre d'un traité conclu par les deux gouvernements pour fournir de l'eau au système de la rivière Vaal, qui assure la sécurité de l'eau pour le Gauteng, l'État libre, le Cap-Nord et le Nord-Ouest.
Ce projet d'infrastructure binational comprend la construction d'un réseau de tunnels et de barrages pour transférer l'eau de la rivière Orange-Senqu sur les hauts plateaux du Lesotho vers l'Afrique du Sud. Le système de distribution d'eau sera également utilisé pour fournir de l'énergie hydroélectrique au Royaume du Lesotho.
La phase I du projet a été achevée il y a 20 ans, en 2003.
« Nous sommes déterminés à ce que ce projet transfrontalier massif profite également aux peuples du Lesotho et de l'Afrique du Sud. En plus des redevances que le Lesotho reçoit du Lesotho Highlands Water Project, des emplois locaux ont été créés et de nouvelles routes ont été construites dans le Royaume », a déclaré Cyril Ramaphosa.
Il a également souligné que le projet LHW est l'un des plus gros investissements d'infrastructures que le gouvernement sud-africain ait entrepris en dehors de ses frontières. De plus, la plus grande part des quelque 40 milliards de rands (plus de 2 milliards $) requis pour la phase II seront levés sur les marchés financiers sud-africains via la Trans Caledon Tunnel Authority.
Ce lancement intervient dans un contexte où le pays est confronté à une pénurie d’eau en raison du changement climatique, les problèmes liés à l’accès aux ressources en eau ainsi que les habitudes de consommations d’eau des populations. Selon l’ONG internationale Greenpeace, en 2022, 19 % de la population rurale n'avait pas accès à un approvisionnement en eau potable et 33 % ne disposaient pas de services d'assainissement de base. De plus, plus de 26 % des écoles (urbaines ou rurales) et 45 % des cliniques n'avaient pas non plus accès à l'eau.
A l’issue de cette phase 2, « plus de 400 millions de mètres cubes d'eau s'écouleront chaque année du cours supérieur de la rivière Senqu au Lesotho via l'infrastructure de transport existante jusqu'au barrage de Vaal en Afrique du Sud », a précisé le dirigeant.
Charlène N’dimon (stagiaire)

Les différents avoirs extérieurs de la banque centrale de l’UEMOA lui ont rapporté seulement 118,3 milliards de revenus nets d’intérêts en 2021, contre 185,21 milliards de FCFA en 2020
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Evolution des transferts de fonds de la diaspora sénégalaise de 1990 à aujourd'hui
Pour rappel, 700 mille Sénégalais sont aujourd’hui recensés à l'étranger, soit 4% de la population du pays. Lire aussi : https://www.agenceecofin.com/multimedia/2105-108496-financement-exterieur-de-l-economie-du-senegal https://www.agenceecofin.com/multimedia/2005-108489-usages-des-transferts-de-fonds-de-la-diaspora-senegalaise
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2 years ago


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