(Agence Ecofin) - Premier producteur mondial d’anacarde, la Côte d’Ivoire ambitionne de renforcer ses capacités sur le segment de la transformation. Pour cette ambition, le pays mise non seulement sur des projets d’investissement internes, mais également sur le soutien de ses partenaires internationaux.
En Côte d’Ivoire, le ministère des Affaires étrangères a organisé le mardi 10 décembre, un séminaire qui a réuni l’Ambassadrice du Vietnam dans le pays, le directeur général du Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA) et le directeur général de la Diplomatie économique.
Dans un communiqué publié sur son site, le CCA indique que cet événement placé sous le thème « Coopération dans le secteur de l’anacarde entre le Vietnam et la Côte d’Ivoire : vers une meilleure efficacité et un co-développement durable », visait à renforcer la coopération entre les deux pays dans le secteur de l’anacarde.
Si pour l’heure aucune stratégie n’a officiellement été établie dans le cadre de ce nouveau partenariat, on sait que le CCA a dévoilé des axes de coopération, qu’il souhaiterait développer avec l’appui du pays asiatique. Il s’agit entre autres de la valorisation des coques pour une promotion des sous-produits de l’anacarde, du développement du système de traçabilité dans la filière ivoirienne, la réduction de l’empreinte écologique dans le secteur ou encore du renforcement de la sécurité sanitaire de la production ivoirienne pour mieux s’aligner sur les standards internationaux.
Pour les autorités ivoiriennes, le choix du Vietnam comme partenaire clé n’est pas anodin. Premier transformateur mondial de noix de cajou, le pays asiatique est aussi le principal importateur de la matière première depuis la Côte d’Ivoire.
Dans son dernier bulletin d’information sur le marché africain de la matière première publié le 31 octobre dernier, le service indépendant de conseil commercial N’kalô estime d’ailleurs que le Vietnam a absorbé 500 000 tonnes de noix de cajou en provenance de la Côte d’Ivoire, ce qui représente environ 44 % de la récolte ivoirienne estimée à plus de 1,1 million de tonnes cette année.
Pour rappel, le gouvernement ivoirien s’est fixé pour objectif de transformer localement 50 % de sa production annuelle de noix de cajou d’ici à 2030, contre un niveau actuel de 29 %.
Stéphanas Assocle
Édité par Wilfried ASSOGBA
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