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Plus de 8 000 mineurs d’or burkinabè ont été expulsés de la Guinée après que les autorités y ont imposé une interdiction de l’exploitation artisanale et illégale de l’or dans plusieurs régions du nord-est du pays.
L’expulsion, effectuée sans coordination avec le Burkina Faso, a suscité de vives critiques de la part de Mahamadou Sana, le ministre burkinabè de la sécurité.
« Sur le territoire guinéen, ils ont été soumis à des traitements inhumains et dégradants – dans la mesure où il y a eu des blessures et même des décès – et nous n’avons pas été informés à l’avance de cette opération. Nous avons un consul honoraire. Nous avons également l’ambassade du Burkina à Conakry. Nous aurions dû recevoir des informations par ces canaux. Cela nous aurait permis de mieux organiser le rapatriement de nos compatriotes avec dignité », a déclaré Mahamadou Sana, ministre de la sécurité du Burkina Faso.
Espoir d’une réintégration réussie
Les mineurs séjournent actuellement au Mali en attendant leur retour au Burkina Faso. Ils espèrent réussir à se réintégrer dans la société avec le soutien des autorités burkinabè.
« Nous aimerions demander au gouvernement burkinabè de nous soutenir dans notre réintégration, car certains d’entre nous ont des diplômes et d’autres non. Nous demandons une réintégration réussie, car dans cette situation, nous avons beaucoup perdu », a déclaré Abdoul Kaboré, l’un des déportés
La Guinée avait annoncé, le 2 novembre dernier, une interdiction de « l’exploitation anarchique et des activités illégales d’orpaillage traditionnel » dans la préfecture de Siguiri.
Le gouvernement a justifié cette mesure, dans un communiqué conjoint publié par plusieurs ministères, par les risques que ces activités font peser sur l’environnement et les terres agricoles.
Les autorités ont commencé à déployer des forces de sécurité et des éléments de l’armée, et de mettre en place des postes de contrôle dans les zones concernées, dans le cadre de leur campagne contre l’exploitation minière illégale à Ségéri.
Les autorités ont souligné que ces mesures visaient les contrevenants à la loi, quelle que soit leur nationalité, et que les résidents en situation irrégulière feraient l’objet de poursuites judiciaires.
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