🎙️ Daily Podcast (FR) : NViNiO•Podcast™
ADs | ✨ Enhance your Social Media content with NViNiO•AI™ for FREE
Après une longue bataille entre les pouvoirs publics et les éditeurs de sites pornographiques, ces derniers ont l'obligation à partir de samedi de vérifier l'âge de leurs utilisateurs, avec une menace de blocage pour les récalcitrants.
Pour se conformer à cette nouvelle règle, les sites X doivent désormais exiger l'envoi d'une photo ou d'un document d'identité par exemple, en proposant au moins une méthode respectant le principe de "double anonymat" qui permet de prouver sa majorité sans divulguer son identité.
Sans cela, ils s'exposent à une sanction de l'Arcom, le gendarme du numérique, qui peut, depuis l'adoption en mai de la loi dite Sren visant à sécuriser internet, ordonner un blocage par les opérateurs télécoms et le déréférencement des sites incriminés.
Mais il ne faut pas s'attendre à des écrans noirs dès samedi: la procédure prend plus de deux mois, de l'identification du site à la demande de blocage effective.
La mesure était réclamée de longue date par les associations de protection de l'enfance. Car 2,3 millions de mineurs fréquentent des sites pornographiques en France, selon l'Arcom.
"Les sites visés sont les plus problématiques, donc ceux qui sont les plus connus et qui ont les plus fortes audiences", affirme une source proche du dossier.
Tolérance
Une tolérance est accordée jusqu'au 11 avril aux sites qui proposent déjà une identification au moyen d'une carte bancaire mais ils devront ensuite obligatoirement proposer une solution à "double anonymat".
De nombreuses start-up - près d'une dizaine rien qu'en France - sont désormais sur les rangs pour équiper les sites de ce nouvel usage: d'un côté, l'utilisateur prouve sa majorité en téléchargeant un document d'identité sur une application et, de l'autre, le site internet reçoit l'information de l'âge du visiteur, sans connaître son identité.
La publication du référentiel de l'Arcom a donné "un vrai coup de boost" à ce marché encore naissant, explique à l'AFP Jacky Lamraoui, qui dirige la start-up française IDxLab.
Sa solution "Anonymage" est déjà présente sur une vingtaine de sites - toutes des plateformes pour adultes.
C'est le cas du français Tukif, qui s'en est doté après que la cour d'appel de Paris a ordonné son blocage en octobre.
"La loi est plutôt bonne mais, le problème, c'est la méthode employée", regrette Jérôme, le responsable du site qui ne souhaite pas donner son nom. Il affirme être le seul "tube" (site pornographique gratuit) français qui vérifie l'âge actuellement.
.png)
1 year ago
English (United States) ·
French (France) ·