(Agence Ecofin) - En attendant le plan d’investissement annoncé en août 2024 pour moderniser les chemins de fer, le Burkina Faso implémente sa feuille de route pour le réseau routier. Un maillon essentiel de la chaîne d’approvisionnement de ce pays enclavé qui, outre les objectifs de mobilité, cherche à réduire les coûts logistiques.
Le gouvernement burkinabè a approuvé cette semaine en Conseil des ministres un accord de prêt de 187 830 000 euros (environ 220 millions USD) chez la Banque islamique de développement (BID) pour des travaux routiers. Cette facilité qui s’accompagne d’un apport national de 25 810 000 euros (soit 140,1 milliards FCFA), servira entre autres à réhabiliter des tronçons critiques en vue d’améliorer la chaîne logistique nationale, avec un effet domino sur les flux régionaux.
Les travaux prévoient notamment « la réhabilitation de 187,8 km de routes, le financement partiel de la construction et du bitumage du tronçon Koudougou - Yako sur la route nationale N°13, ainsi que l’acquisition de 5 brigades de travaux routiers avec 2 centrales d’enrobage fabriquées localement », selon le service d’information du gouvernement. Les infrastructures doivent desservir les populations des régions de Tannounyan, du Nakambé, de Nando, du Nazinon, de Oubri, de Yaadga et du Djôrô.
Elles permettront d’après les autorités de réduire les coûts et les délais de transport, mais aussi d’améliorer l’accès aux marchés portuaires et aux zones de production agricole et minière. Ces projets surviennent dans un contexte où le Burkina Faso, pays enclavé, cherche à optimiser sa chaîne logistique en développant son réseau routier, principal support de ses importations et exportations.
En dehors de cet objectif, des retombées significatives ont été annoncées en termes de sécurité dans les régions en proie au terrorisme, ainsi que pour plusieurs autres secteurs de l’économie nationale.
Henoc Dossa
Edité par : Feriol Bewa
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7 months ago
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