L’ancien président de la Côte d’Ivoire et président du PPA-CI, Laurent Gbagbo, s’exprime lors d’une réunion à Abidjan le 8 février 2025, en amont de l’élection présidentielle d’octobre 2025. © SIA KAMBOU / AFP
Publié le 19 novembre 2025 Lecture : 1 minute.
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La formation de l’ancien président ivoirien et désormais opposant Laurent Gbagbo a sanctionné ce 19 novembre une vingtaine de ses cadres qui se présentent aux législatives de décembre, en contradiction avec la position du parti de ne pas participer à ce scrutin.
Plus tôt ce mois-ci, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) avait annoncé son intention de boycotter l’élection du 27 décembre pour protester notamment contre « un environnement sociopolitique délétère, marqué par la répression, les persécutions et le harcèlement judiciaire ».
Cette décision avait été prise pour contester le résultat de la présidentielle d’octobre, où le président Alassane Ouattara a été réélu avec près de 90 % des voix, lors d’une élection à laquelle Laurent Gbagbo n’avait pu participer, radié des listes électorales par une décision de justice.
« Désobéissance et insubordination »
Au total, 22 cadres du PPA-CI, dont certains députés sortants, ont pourtant fait acte de candidature, en indépendant. « Laurent Gbagbo a procédé à la révocation de toutes leurs fonctions », indique le parti dans un communiqué.
« Servir un parti, c’est accepter de le respecter, dans les moments faciles comme dans les épreuves. C’est donc avec regret mais fermeté que Laurent Gbagbo a décidé de retirer sa confiance à celles et ceux qui ont sciemment choisi la désobéissance et l’insubordination », poursuit le PPA-CI.
Aller aux élections, « c’est couvrir la forfaiture qui a eu lieu, c’est couvrir les blessures et les morts », avait déclaré Laurent Gbagbo, début novembre.
Jeune Afrique
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