Locales au Sénégal : la principale coalition d'opposition refuse de signer la charte de non-violence

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Dépouillement des votes lors de l’élection présidentielle de février 2019. © Sylvain CHERKAOUI pour JA

À dix jours des élections locales, la charte de non-violence, écrite sous l’égide du Cudis, a été signée par plusieurs forces politiques, ce jeudi 13 janvier. Excepté par Yewi Askan Wi, coalition phare de l’opposition.

Les élections locales prévues pour le 23 janvier se dérouleront-elles dans un climat apaisé ? Ce jeudi, à l’hôtel Radisson Blu de Dakar, une dizaine de coalitions politiques dont Benno Bokk Yakaar, la coalition au pouvoir, Wallu Sénégal construite autour du PDS d’Abdoulaye Wade ou encore la coalition Bunt-Bi de Soham El Wardini, la maire sortante de Dakar se sont engagées à pacifier l’espace politique durant tout le processus électoral.

Étaient également représentés la coalition Gueum sa bopp de Bougane Gueye Dany, Bokk gis gis de l’ancien maire de Dakar Pape Diop, Jammi Gox Yi de l’activiste Fadel Barro ou encore le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp) du trépidant Guy Marius Sagna. Tous ces mouvements politiques ont signé la charte de non-violence élaborée par le Cadre unitaire de l’islam du Sénégal (Cudis), une plateforme qui regroupe les leaders religieux des principales confréries musulmanes du pays et plusieurs organisations de société civile.

« Les négociations ont été longues et rudes, confie Cheikh Ahmed Tidiane Sy, président du Cudis. Les différentes coalitions politiques voulaient mettre leurs différentes revendications dans la charte. Mais cela l’aurait dépouillé de son objectif premier qui est de pacifier ces élections locales. Nous nous sommes donc arrêtés aux grands principes. »

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