Mali : les autorités lancent la campagne référendaire malgré les contestations de la société civile

SOURCE | 3 years ago


Enhance your Social Media content with NViNiO•AI™ for FREE


 les autorités lancent la campagne référendaire malgré les contestations de la société civile

(Agence Ecofin) - Le Mali s’apprête à tenir une élection en 2024 pour désigner son nouveau président. A cet effet, les autorités veulent adopter une nouvelle constitution dès 2023, bien que ce projet soit loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique et des organisations de la société civile.

Au Mali, la campagne pour le référendum constitutionnel a été officiellement lancée le vendredi 02 juin 2023 par les autorités. L’annonce a été faite par le président de l'autorité indépendante de gestion des élections, Moustapha Cissé.

Prévue pour durer jusqu’au vendredi 16 juin 2023 à minuit, cette campagne vise à permettre au gouvernement de la transition de mobiliser à nouveau la population autour de son projet de révision constitutionnelle. 

Lors de la cérémonie de lancement, M. Cissé a appelé tous les acteurs du processus électoral à s’impliquer pour la préservation des valeurs démocratiques du pays. « Pour arriver à cette étape décisive, le ministère de l'Administration territoriale et de la décentralisation, et l'autorité indépendante de gestion des élections ont réalisé d'importantes activités préparatoires de scrutin pour créer les conditions d'exercice du droit de vote pour chaque citoyen » a indiqué le responsable, cité par Anadolu Agency, ajoutant que « ces actions se poursuivront jusqu'à la fin des opérations référendaires ».

L'annonce intervient alors que le projet de révision de la constitution est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique et de la société civile malienne. Plusieurs partis et groupements politiques et religieux ont en effet montré ces dernières semaines leur inquiétude face à plusieurs éléments de la nouvelle constitution que cherche à faire passer le gouvernement.

Ainsi, la Coordination des Mouvements, associations et sympathisants de l'imam Mahmoud Dicko (CMAS) a dénoncé une « mascarade de campagne de vulgarisation du projet qui n'est rien d'autre qu'une campagne en faveur du OUI avant même l'ouverture officielle de la campagne, donc en violation de la loi électorale ». 

Alors que les partis politiques et organisations civiles signataires de « l'Appel du 20 février 2023 pour sauver le Mali » estiment que le président de la transition n’a pas la légitimité nécessaire pour modifier la constitution, la Ligue Malienne des Imams et Érudits pour la Solidarité islamique au Mali (Limama) avait pour sa part appelé à supprimer le principe de laïcité de la nouvelle constitution. 

Pour rappel, entre 2020 et 2021, le Mali a subi deux coups d’Etats qui ont abouti à la prise de pouvoir du colonel Assimi Goïta, lequel a promis d’améliorer la situation sécuritaire du pays. En plein bras de fer avec la communauté internationale en raison de ses liens avec la Russie, le gouvernement de transition veut organiser des élections d’ici février 2024. 

Cependant, plusieurs doutes subsistent encore quant à la capacité ou à la volonté des militaires au pouvoir de tenir ce délai. 

Moutiou Adjibi Nourou

Moutiou ADJIBI NOUROU


Banner LNG Gestion et Economie

Les différents avoirs extérieurs de la banque centrale de l’UEMOA lui ont rapporté seulement 118,3 milliards de revenus nets d’intérêts en 2021, contre 185,21 milliards de FCFA en 2020

InfographieFinance revenus nets uemoa

ECHO - ECOFIN EN MULTIMEDIA ECHO - ECOFIN EN MULTIMEDIA



Enhance your brand's digital communication with NViNiO•Link™ : Get started for FREE here


Read Entire Article

© 2026 | Actualités Africaines & Tech | Moteur de recherche. NViNiO GROUP

_