Politique
Mis à jour le 1 novembre 2021 à 17:45
L’école britannique internationale de Casablanca. © British International School of Casablanca (BISC)
Un nombre croissant d’établissements anglais et américains ouvrent leurs portes dans le Royaume. La langue de Shakespeare gagne du terrain et a même déjà détrôné le français dans certains segments de la population.
C’est un chiffre qui, à n’en pas douter, ne fera pas plaisir aux promoteurs du français au Maroc : selon une étude commandée par le British Council, 40 % des jeunes Marocains interrogés considèrent qu’il est plus important d’apprendre l’anglais que le français, contre seulement 10 % qui pensent l’inverse.
La perception de l’anglais comme une langue vecteur d’éducation, d’emploi et d’ouverture au monde arrive en tête des raisons invoquées. S’agit-il d’une minorité, ou existe-t-il une mouvance structurelle qui pourrait faire basculer le rapport de force en faveur de l’anglais ?
Pour Khalil, 21 ans, étudiant en 4e année à la University College de Londres, le choix était évident. Comme plusieurs de ses condisciples, il fait partie de ceux qui, après avoir effectué leur scolarité à la mission française au Maroc, choisissent d’aller faire leurs études ailleurs qu’en France, et de préférence dans un pays anglo-saxon.
Dans une tribune parue en août dans JA, l’ancien diplomate Ahmed Faouzi s’interrogeait déjà : « Allons-nous sortir doucement de la francophonie, habit qui devient si étriqué pour nous, et nous inscrire dans une mondialisation régie par le monde anglo-saxon ? »
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