Qui se souvient des immenses découvertes de Mary Anning, paléontologue de renom née au début du 19e siècle? Un film d’animation réhabilite son travail dans notre mémoire collective.
Qui se souvient des immenses découvertes de Mary Anning, paléontologue de renom née au début du 19e siècle? Un film d’animation réhabilite son travail dans notre mémoire collective.
Mèches rebelles sur le front, dotée d’un regard déterminé et d’une sacrée répartie, toujours accompagnée par son chien, Tray. C’est de cette manière qu’est représentée la scientifique britannique Mary Anning dans le film d’animation du même nom, réalisé par Marcel Barelli, sorti en salle cet automne.
Le film fait le pari de s’intéresser à la jeunesse de cette figure importante de la paléontologie au 19e siècle, qui est par la suite peu à peu tombée dans l’oubli, comme tant d’autres femmes scientifiques, avant d’être redécouverte il y a quelques dizaines d’années. Elle est pourtant l’une des premières à avoir identifié certains des plus grands fossiles marins du Jurassique.
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Paléontologue et pionnière
Passionnée par les fossiles grâce à son père qui les collectionne, elle découvrira, à seulement 12 ans, le tout premier squelette d’un ichtyosaure sur la côte anglaise de Lyme Regis, où elle réside.
Armée de son marteau, elle ne s’arrêtera pas là, puisqu’elle a également mis au jour des squelettes de plésiosaure, de ptérosaure ou encore de ptérodactyle. Ses découvertes bouleversent la science et bousculent les préceptes religieux de l’époque en ce qui concerne le vivant.
A l’aide de couleurs chatoyantes et de traits vifs, le film d’animation ne fait pas l’impasse sur les obstacles qu’elle rencontrera sur sa route, notamment cette intolérance religieuse et le sexisme bien ancré de la société, selon lequel une femme ne peut pas s’intéresser à la science.
Il laisse cependant de la place pour la sororité avec le personnage de la chercheuse Elizabeth Philpot, qui a réellement existé et qui a soutenu le travail de Mary Anning.
Pour la postérité
Mary Anning meurt à 47 ans d’un cancer du sein. Son travail de pionnière finit par être attribué aux collectionneurs qui ont acheté ses fossiles, qu’elle a vendus à cause de la situation précaire de sa famille.
En mettant en valeur cette héroïne avec beaucoup de poésie, le film Mary Anning lui rend un vibrant femmage et réhabilite son travail dans notre mémoire collective. C’est d’autant plus important à l’heure où les femmes restent minoritaires dans les filières scientifiques, et que des études ont montré la force des rôles modèles.
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C’est d’ailleurs une fille de 11 ans, Evie, tout aussi passionnée par les fossiles et elle aussi habitante de Lyme Regis, qui a permis qu’une statue de Mary Anning soit érigée pour la postérité dans leur ville natale en 2019.
La paléontologue y trône désormais fièrement avec son marteau, son chien et un fossile d’ammonite. Voilà ce qui peut bien arriver quand on déterre certaines histoires !
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