Moncef Belkhayat : « Sans accords de libre-échange, l’Afrique reste difficile d’accès pour les produits marocains »

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Publié le 28 novembre 2025 Lecture : 2 minutes.

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Pour Moncef Belkhayat, l’expansion africaine des industriels marocains est entravée par les lenteurs de la mise en place effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Le président de H&S Invest Holding et de Dislog Group, l’a réaffirmé dans l’entretien en vidéo qu’il a accordé à Jeune Afrique, en marge de l’Africa Financial Summit (AFIS*), qui s’est tenu les 3 et 4 novembre dernier à Casablanca.

« Il est relativement facile pour des entreprises marocaines de vendre des services en Afrique, mais pour vendre des produits finis, c’est très compliqué », constate-t-il notamment, affirmant que, dans l’attente d’une levée de ces freins, son groupe a décidé de se tourner vers l’Europe, voire l’Asie.

Une stratégie de croissance internalisée

Fondé en 2005 à Casablanca comme simple distributeur, H&S Invest couvre aujourd’hui des secteurs aussi variés que la logistique, les dispositifs médicaux, la construction ou encore le retail. « Alimentation, hygiène, solutions de santé… Aujourd’hui, nous sommes devenus le leader de l’économie de la vie au Maroc », assure-t-il. Moncef Belkhayat explique que H&S Invest Holding a pu accélérer son développement en multipliant les acquisitions – « une par mois sur les 30 derniers mois ».

Une stratégie menée de manière internalisée, insiste-t-il : des équipes sont chargées d’« identifier les cibles, de rencontrer les actionnaires, de négocier et de structurer les deals », liste-t-il, évoquant les étapes de « dépôt des dossiers au Conseil de la concurrence et la levée des financements auprès des banques », jusqu’à la signature effective de l’accord.

Une fois cette phase menée à bien, c’est toujours en interne qu’est menée l’intégration, selon une dynamique qu’il décrit comme une « spirale positive ». « Vous levez de l’argent et vous le déployez en achetant, vous intégrez, vous grandissez », explique-t-il. Il insiste par ailleurs sur sa volonté de maintenir une ligne cohérente à l’échelle du groupe, qu’il définit comme « un opérateur industriel résilient » centré sur « l’alimentation, l’hygiène et la santé ».

* L’Africa Financial Summit, qui s’est tenu les 3 et 4 novembre 2025 à Casablanca, est organisé par Jeune Afrique Media Group, en partenariat avec la Société financière internationale (IFC).

Bilal Mousjid Journaliste à Jeune Afrique, spécialiste Maroc, énergie-environnement et BTP

Quentin Mauclaire Journaliste vidéaste


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