(Agence Ecofin) - L’apport financier de 1,08 milliard $ de la Banque mondiale vise à soutenir les efforts du Nigeria à renforcer l’éducation, la résilience des ménages et la nutrition des populations vulnérables.
La Banque mondiale a approuvé un financement additionnel de 500 millions de dollars pour le programme « Nigeria : Action communautaire pour la résilience et la stimulation économique » (NG-CARES). L’information émane d’un communiqué de l’institution publié le lundi 31 mars.
Ce soutien vise à renforcer l’impact du programme en étendant l’accès aux moyens de subsistance, aux services de sécurité alimentaire et aux aides destinées aux ménages et communautés vulnérables. Il intervient alors que le pays continue de faire face aux conséquences économiques des réformes, notamment la suppression des subventions aux carburants et l’unification des taux de change.
Lancé en réponse à la covid-19, NG-CARES est devenu un outil de résilience économique. Déployé sur l’ensemble du territoire, il a déjà bénéficié à plus de 15 millions de personnes à travers des transferts sociaux, des travaux publics, des aides aux petites entreprises et des soutiens au secteur agricole.
Parallèlement, la Banque mondiale a validé deux autres financements pour le Nigeria : 80 millions de dollars pour le programme « Accelerating Nutrition Results in Nigeria » (ANRIN 2.0), axé sur l’amélioration de la nutrition des populations vulnérables, et 500 millions de dollars pour « Hope for Quality Basic Education for All » (HOPE-EDU), destiné à renforcer la qualité de l’éducation. Au total, le pays bénéficie de 1,08 milliard de dollars de financement concessionnel.
« Investir dans le capital humain est crucial pour le Nigeria, car c'est la meilleure opportunité de libérer son énorme potentiel », a déclaré Ndiamé Diop, directeur pays des opérations de la Banque mondiale. Et d’ajouter : « ce nouvel ensemble de programmes aidera le Nigeria à améliorer la qualité de l'éducation et à soutenir les citoyens vulnérables ».
Le Nigeria fait face à des défis majeurs, avec une part importante de sa population en situation de pauvreté multidimensionnelle et une inflation persistante. L’insécurité alimentaire demeure un enjeu critique. Selon les Nations Unies, 33 millions de Nigérians pourraient basculer dans la faim d’ici le second semestre 2025.
Pour atténuer l’impact des réformes économiques, le gouvernement a annoncé en novembre 2024 un plan de 5400 milliards de nairas (3,5 milliards de dollars), financé grâce aux économies réalisées après la suppression des subventions aux carburants. Ces fonds doivent être investis dans les infrastructures et les programmes sociaux.
Malgré ces initiatives, les besoins restent considérables, nécessitant une mobilisation des partenaires internationaux.
Charlène N’dimon
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