DÉCRYPTAGE - Ce nouveau statut permettra de lancer une activité dans n’importe quel pays européen en une poignée de jours et avec un minimum de contraintes. Il doit permettre aux start-up de gagner en agilité et donc en attractivité auprès des investisseurs.
Ce n’est pas encore le marché unique, mais les start-up ne comptent pas faire la fine bouche. Depuis plusieurs années, elles poussent l’idée d’un passeport professionnel leur permettant de s’établir en quelques jours dans n’importe quel État membre, afin d’y vendre leurs produits et services. La Commission, qui présente mercredi son projet de 28e régime, rebaptisé « EU Inc », les a entendues. Pour moins de 100 euros, il permettra à n’importe quelle entreprise de s’enregistrer dans un registre numérique sous ce statut paneuropéen à partir du pays où elle s’est créée.
Une fois inscrite, elle pourra depuis Paris se lancer à l’assaut du marché espagnol, allemand ou autrichien, par exemple, dans les plus brefs délais, sans s’acquitter de l’innombrable paperasserie nécessaire jusqu’ici pour s’y installer. « Il faut se rendre compte de la complexité pour une société européenne de vendre à travers le continent. Ce projet est dans les tuyaux depuis longtemps, on va passer du rêve à la réalité »
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