Paris : La justice ordonne la fin du squat du restaurant Le Petit Cambodge - 20 Minutes

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Un local appartenant au Petit Cambodge était squatté depuis la mi-novembre

Un local appartenant au Petit Cambodge était squatté depuis la mi-novembre — BERTRAND GUAY / AFP
La justice a ordonné ce lundi l’évacuation du local loué par le restaurant le Petit Cambodge dans le 10e arrondissement. Les associations squatteuses voulaient en faire un centre social autogéré qui, selon elles, hébergerait déjà des personnes en grande précarité. Mais le tribunal a estimé qu’aucune preuve convaincante n’avait été apportée d’un tel hébergement. Elles ont 48 heures pour quitter les lieux, et devront verser 153 euros par journée pour cette occupation entamée mi-novembre.

La fin du bras de fer. La justice a ordonné ce lundi l’évacuation d’un local loué par le restaurant le Petit Cambodge, dans le 10e arrondissement de Paris, et occupé depuis la mi-novembre par des militants en lutte contre la « gentrification » du quartier. « L’expulsion qui pourrait être ordonnée afin de mettre fin au trouble manifestement excessif ne se révèle pas disproportionnée », indique dans son ordonnance de référé le président du tribunal judiciaire de Paris, qui accorde 48 heures aux occupants pour libérer spontanément les lieux.

Ce local est loué depuis décembre 2015 par les propriétaires du restaurant Le Petit Cambodge, où 15 personnes avaient été tuées dans les attentats du 13 novembre 2015. Ils entendent, a expliqué leur avocate à l’audience le 29 décembre, y installer un troisième restaurant après ceux de la rue Alibert – cible des attaques djihadistes de 2015 – et de la rue Beaurepaire. Mais, selon les squatters, les travaux de rénovation n’ont jamais débuté. Ce local vide, dénoncent-ils, est le symbole de la « gentrification » du quartier au profit de « spéculateurs », de la plateforme AirBnb ou de « restaurants de luxe et bobo ».

153 euros par journée d’occupation

Ils voulaient en faire un centre social autogéré qui, selon eux, hébergerait déjà des personnes en grande précarité. Mais le tribunal a estimé qu’aucune preuve convaincante n’avait été apportée d’un tel hébergement, et donc que l’expulsion du local pouvait être ordonnée, puisqu’elle ne « portait pas atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale ou du domicile de quiconque ».

Les occupants sont en outre condamnés à verser 153 euros par journée d’occupation. Quant à la demande de provision déposée par le restaurant pour préjudice moral et matériel, elle a été refusée.


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