Patrice Talon : « Aucune frange importante de l’armée n’a adhéré » à la tentative de putsch

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Publié le 18 décembre 2025 Lecture : 2 minutes.

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Dimanche 7 décembre, des militaires affirmaient à la télévision nationale avoir destitué le président du Bénin Patrice Talon. Le putsch a finalement été déjoué le même jour, par l’armée béninoise qui a reçu l’appui du Nigeria voisin, sous l’égide de la Cedeao, et de la France. Plusieurs personnes sont mortes et des mutins – dont leur leader, le lieutenant-colonel Pascal Tigri – sont toujours en fuite. Une trentaine de personnes, majoritairement des militaires, ont été écrouées et sont poursuivies pour « trahison », « assassinat » et « attentat à la sûreté de l’État ».

« Il en faut plus pour un coup d’État »

« Ce n’était pas un coup d’État mais une attaque. Il en faut bien plus pour un coup d’État. Il n’y avait aucun ralliement de la population, aucune frange importante de l’armée n’y a adhéré », a déclaré Patrice Talon jeudi 18 décembre. « La majorité n’est pas de la Garde nationale », a-t-il précisé, en référence aux mutins. La Garde nationale est une composante des forces armées béninoises, notamment chargée de la lutte antiterroriste.

« Ils ont embarqué de jeunes soldats en formation sur la base de Togbin. Ni le commandement, ni aucun sous-commandement de la Garde n’étaient embarqués », a-t-il ajouté. L’attaque a été menée par « des voyous, des petits terroristes encouragés par quelques acteurs politiques marginaux et des soutiens extérieurs », a encore dit M. Talon. Il a souligné que l’aide militaire du Nigeria avait été nécessaire, notamment pour déloger les putschistes, retranchés le jour du coup dans la base de Togbin, dans un quartier résidentiel de Cotonou.

« Si nous avions utilisé nos propres armes, il y aurait eu des dégâts »

« On avait besoin d’une frappe chirurgicale pour neutraliser les blindés dont ils avaient pris possession », a-t-il expliqué, précisant que « le Nigeria a fait deux frappes à notre demande, dans le cadre de la Cedeao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), pour éviter des pertes en vies humaines ».

« Si nous avions utilisé nos propres armes, il y aurait eu des dégâts », a-t-il dit. « C’est appréciable que ce genre d’attaque soit condamnée », a-t-il déclaré en référence à l’intervention militaire de la Cedeao : « Vous pouvez avoir des divergences, mais vous ne devez pas encourager les hommes à opter pour ce choix ».

Concernant la fuite du chef des mutins, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, Patrice Talon a indiqué que celui-ci était « parti du camp en civil et à bord d’un véhicule ». D’autres meneurs en fuite « ont pu passer des frontières […] nous avons sollicité les pays concernés pour qu’ils nous les envoient », a-t-il déclaré.

(Avec AFP)


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