Le PDG d’OpenAI reproche à des entreprises de rendre l’intelligence artificielle responsable de plans de suppressions de postes qui auraient eu lieu de toute façon.
L’Intelligence artificielle, un parfait bouc émissaire ? À chaque plan social, cette nouvelle technologie se retrouverait sur le banc des accusés de façon un peu trop systématique. C’est l’opinion de Sam Altman, le PDG d’OpenAI. « Je ne connais pas le pourcentage exact. Mais il y a une certaine tendance à rendre responsable l’IA de licenciements qui auraient eu lieu de toute façon », estimait le créateur de ChatGPT en fin de semaine dernière en Inde.
Forcément, on prend ses propos avec un peu de recul. On sait bien que l’un des inventeurs de l’intelligence artificielle est juge et partie sur ce dossier ; il n’a aucune envie que les opinions publiques voient d’abord dans cette technologie une machine à broyer des emplois. Mais, en cherchant un peu, il y a effectivement des entreprises qui se sont abritées derrière l’IA pour justifier un plan social. Ainsi, à l’automne dernier, le géant de l’e-commerce, Amazon, avait expliqué la suppression de 14 000 postes par le déploiement de l’IA avant, quelques semaines plus tard, de ne plus lier les deux phénomènes.
Et, pour l’instant, l’IA n’a pas massivement détruit des emplois : selon le cabinet de conseil Challenger, Gray & Christmas, 55 000 postes ont été supprimés aux États-Unis en 2025 à cause de cette technologie. Mais Sam Altman ne se voile pas la face pour le futur. « L’IA entraîne de véritables suppressions d’emplois dans certains secteurs, affirme-t-il. Mais nous verrons apparaître de nouveaux types d’emplois comme à chaque révolution technologique. » Ces postes seront-ils créés aussi vite que d’autres seront détruits ? Seront-ils accessibles à ceux qui ont perdu leur poste ? Même Sam Altman n’en sait rien.
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3 months ago
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