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INFO LE FIGARO - Le groupe américain, qui cherche à racheter cette filiale d’EDF pour en faire un leader des infrastructures de calcul IA, fait miroiter aux producteurs d’électricité français la capacité de leur acheter des électrons en grande quantité. L’ex-PDG d’Engie Gérard Mestrallet est à la manœuvre.
Mara enclenche la deuxième phase de son offensive en France. Mi-août, le spécialiste américain du minage de bitcoins annonçait être entré en négociations exclusives pour le rachat, une filiale d’EDF qui recycle les supercalculateurs de l’électricien pour des usages liés à la blockchain, aux cryptos et à la puissance de calcul. L’ambition de Mara : faire de cette start-up sa tête de pont européenne dans le calcul haute performance et l’inférence d’IA (les réponses générées par les modèles d’IA à une requête). Ce secteur, baptisé « néocloud », connaît une croissance fulgurante dans le monde et attise la frénésie des investisseurs, à l’image de CoreWeave, valorisé 56 milliards de dollars à Wall Street.
Mais l’approche du groupe américain, qui compte débourser au moins 168 millions d’euros pour les deux tiers du capital d’Exaion, a suscité des réticences. Alerté par plusieurs députés, dont l’ancien ministre de l’Économie Antoine Armand, inquiets de voir cette filiale passer sous pavillon…
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7 months ago
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