Révision de la convention portuaire, chantier pharaonique, complexité de la connexion fluviale, routière et ferroviaire, Kinshasa et son partenaire de Dubaï doivent relever de nombreux défis pour créer un nouveau corridor crucial pour le pays.
Avec la construction d’un port en eau profonde à Banana, à l’extrême ouest de la RDC, Kinshasa espère imposer durablement sa voie logistique en Afrique centrale. Reste que ce projet ambitieux, confié au géant émirati DP World en 2018, mais toujours en phase d’ajustement, arrive un peu tard.
Car le Congo-Brazzaville voisin a été, en 2017, le premier dans la région à lancer un projet de modernisation portuaire et logistique visant également l’approvisionnement de Kinshasa et de l’hinterland des deux Congos : remblaiement de 60 hectares pris sur l’océan Atlantique pour le port en eau profonde de Pointe-Noire ; travaux de réfection de la route entre la grande ville portuaire et pétrolière et Brazzaville ainsi que du chemin de fer Congo-Océan ; et, surtout, démarrage des discussions avec la RDC en vue de la construction du pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville.
Inquiétude du Kongo-Central, grincements de dents dans la société civile
Ces projets menés par Brazzaville ont suscité l’inquiétude des autorités du Kongo-Central, la seule province de RDC ayant une façade maritime, à l’extrême ouest du pays, sur seulement une quarantaine de kilomètres de part et d’autre de l’embouchure du fleuve Congo.
Et où le port fluvial de Matadi – à faible tirant d’eau – constitue la principale porte d’entrée logistique du pays. Craignant une suppression de leur rôle logistique clé à l’échelle nationale, elles ont mis la pression sur leur gouvernement pour conditionner l’accord sur la construction du pont Brazzaville-Kinshasa à la construction du port maritime en eau profonde de Banana.
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4 years ago
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